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mercredi 1 novembre 2017

Paradis tropical ? - Élastique nègre - Stephane Pair - Fleuve noir






Loin de l'image d’Épinal que l'on se fait, Stéphane Pair nous décrit une Guadeloupe, rude, violente, en prise avec les trafics de drogues - cocaïne, crack.
Le portrait des ghettos et des bidonvilles existants dans ces îles des Caraïbes. 
Dans un roman choral maîtrisé de bout en bout, nous plongeons tête la première dans l'univers des petites frappes et des grands trafiquants - ceux pour qui l'addiction des uns n'est qu'un moyen sûr de se faire de l'argent - sans états d'âmes.

"C'est ensuite que le roman a pris pour moi de la vitesse. Les autres, je sais pas, mais moi toute la merde que je pensais déjà transformée, expédiée en or sur un compte off shore s'est mise a peser grave dans le fond des mes Timberland timal' et je me suis mis à courir avec tout ce poids pour sauver ma vie. Mais, il faut le dire, je ne me savais pas encore tout à fait sur la corde à ce moment-là."


Pointe à Pitre - Samedi jour de marché - Rue piétonne


Ici l'auteur nous conte, au rythme des Gwo Ka une tranche de vie de la Guadeloupe, et la Guadeloupe elle même, un personnage à part entière, qui vit comme elle peut, loin de la métropole, oubliée de l'état. 


David Murray and the Gwo Ka Master 


Ici on se débrouille comme on peut pour sortir la tête de l'eau, avoir un semblant d'avenir. Chacun s'y prend à sa façon...Elle n'est pas toujours en règle mais permet de vivre.




4ème de couverture:



« Elle n’a pas senti mon amour se gâter à l’ombre grandissante de ma colère. Rien n’est venu et j’ai décidé ce soir de relâcher l’orage. »

Vieux-Bourg, Guadeloupe.
Sous la lune, le chasseur de crabes a vu progresser un groupe d’hommes dans la mangrove. C’est là, dans les entrailles mêlées de la terre et des eaux, qu’on retrouve le corps d’une femme blanche.
Qui était-elle ?
Les rêves du lieutenant-colonel Gardé sont pleins d’amantes à la peau lisse et noire comme celle des boas. Il mène l’enquête sur le cadavre du canal des Rotours, mais se heurte au mutisme et à la méfiance. En tête des suspects, le jeune dealer Vegeta, cerveau du réseau local, roi parmi les chiens, consumé par une douleur secrète.
Des squats de Pointe-à-Pitre au volcan endormi de Montserrat, de Key West à Sainte-Lucie, une immersion envoûtante dans un monde où la beauté animale n’a d’égale que la bestialité qui sommeille au fond des hommes.



Défi lecture 2017: Catégorie 32 
  Un livre publié cette année (défi 2015)

samedi 7 octobre 2017

Faîtes vos jeux ! - La chance du perdant - Christophe Guillaumot - Liana Levi







Renato le grand Kanak et Six son capitaine et ami sont  de retour, après une mise au placard par leur hiérarchie dans la section "courses et jeux". Leur équipe augmentée de recrues atypiques, va, suite à un suicide étrange, plonger dans le milieu des jeux clandestins. A essayer de faire tomber le "parrain" Toulousain vont-ils se brûler les ailes? 


Après la première enquête de ce duo dans Abattez les grands arbres, ici nous découvrons un peu plus l'âme de chacun. Avec "La chance du perdant" Christophe Guillaumot revient sur des personnages tout en nuance, laissant la part belle à l'intime. Un polar glissant vers l'Humain, ses qualités et ses défauts, ses doutes et ses convictions, entre lumière et obscurité.

Renato est un géant foncièrement honnête et avide de justice, mais attention à ne pas ne lui barrer pas le chemin, ou alors vous aurez droit à une "gifle amicale", en revanche si vous êtes dans ses petits papiers ne vous étonnez pas de l'entendre vous appeler à tout va "gros chameau".
Six, quant à lui glisse sur une pente bien plus sombre que ce que laissait présager le premier opus. Entre culpabilité et noirceur, voilà un protagoniste qui prend de l'épaisseur. 
Suivre à nouveau leurs aventures est réjouissant. Le twist de la fin est un pur régal.





dimanche 17 septembre 2017

Voodoo child - N'y descendez jamais - Fabrice Liégeois - Auto-édition







Venez vous installer dans le salon d'Aby, écoutez son histoire, comme si vous en étiez le réceptacle. Branchez le magnéto et ouvrez vos oreilles.
Etes-vous prêt à rencontrer Aby ? Cette chabine aux yeux clairs.
Son histoire n'est pas ordinaire, enfant des bayous, petite fille de prêtresse vaudou, fille du diable. 
Aby a grandit sous le règne de la terreur. Un père violent et destructeur, une mère effacée mais aimante, une fratrie nombreuse, exclusivement des filles. Et sa Jaja, amour de sa vie.





Entre Louisiane et New-York, le destin peu ordinaire de cette enfant devenue manchote, suite à un accident de la route, jusqu’à devenir reine de la 129ème rue, Harlem.
Dans un quotidien lourd et effrayant Aby va petit à petit renforcer son mental, puis la folie va s'insinuer insidieusement. 
De la difficulté à relater une histoire où la victime devient bourreau, sans jugement ni complaisance.
Ici Aby nous raconte son histoire, son point de vue, ici Aby s'adresse à vous lecteurs, sans faux semblants. 
Ici vous êtes le témoin de la survie. 
Ici vous êtes dans une cérémonie vaudou où la prêtresse vous guide.



Voilà vous y êtes, une vérité va vous être contée, effrayante, silencieuse, terrible, folle. 

Venez découvrir le conteur, Fabrice Liégeois, qui se cache derrière ces pages, il vous prend par la main à la découverte des secrets d'Aby, mais surtout N'y descendez jamais !


Défi lecture 2017, catégorie 17: Le premier livre d'un auteur.

vendredi 7 juillet 2017

Le mystère des artefacts - Le premier miracle - Gilles Legardinier - Flammarion





Vous connaissez Gilles Legardinier, pour ses comédies, ses feel good books avec chats en couverture. 
Sachez que ses deux premiers romans sont des thrillers, dont un que j'ai particulièrement apprécié, "Nous étions les hommes".
Cette fois l'auteur nous propose un roman à mi-chemin entre ses thrillers et ses comédies.
Rien ne prédisposait Ben Horwood à croiser la route de Karen Holt. Le premier est historien, la seconde est agent du gouvernement Britannique dans une cellule endormie. Mais cela est sans compter sur des vols étranges. 
Alors bien malgré lui Ben est entraîné sur la piste d'un voleur qui ne recule devant rien pour s'approprier d'anciens artefacts.
Mais à quoi peuvent-ils donc servir ? Quelle expérience plus que millénaire vaut l'acharnement de ce mystérieux voleur ?
Au fil des pages l'auteur nous dévoile un secret bien gardé. Jusqu'au postulat final qui m'a mise mal à l'aise de par sa crédibilité.


Entre alchimie, science, humour et une intrigue bien ficelée, j'ai suivi avec délice les aventures de Ben et Karen.
Un travail de recherche considérable a dû être nécessaire pour l'écriture de ce roman.

J'aime retrouver la plume de Gilles Legardinier, il y a de la chaleur dans ses mots, de l'humain dans ses phrases.



4eme de couverture


«- Cette femme m'a tiré dessus.
- Dans notre métier, tout le monde fait ça sans arrêt. Ne jugez pas Karen sur un malheureux coup de feu. Vous verrez, c'est une jeune femme remarquable.
- Qui êtes-vous?
- D'habitude, on est les gars payés à ne rien faire, mais depuis quelque temps on a énormément de travail. Dites-moi, croyez-vous au pouvoir des objets sacrés dont vous parlez dans votre thèse?
- Je traitais surtout des tyrans qui ont cherché à se les approprier. La science a rendu obsolètes beaucoup de théories ésotériques... Dommage, j'aimais bien l'idée que des pouvoirs inconnus restent à découvrir.
- Et si c'était le cas? Si certains pouvoirs se cachaient encore derrière les mystères que nos chercheurs n'arrivent toujours pas à percer? Et si un type assez riche ou une organisation assez puissante était en train de chercher à les réveiller?
- Sérieusement? Dans notre monde si matérialiste, coincé entre les soldes et des compétitions de dopés? Il faudrait qu'il soit sacrément illuminé...
- ...ou qu'il sache quelque chose que nous ignorons. Quelqu'un bouge ses pions dans l'ombre, pour une partie dont les enjeux vont vite nous dépasser. Dans nos métiers, il n'y a pas pire situation. Comme le disait le grand Winston, c'est le meilleur moyen de l'avoir dans l'os.»
Avec ce nouveau roman, Gilles Legardinier allie pour la première fois tous les talents qui ont fait de lui un exceptionnel auteur de best-sellers. Dans une aventure qui associe le suspense, I'humour, l'humanité et une intrigue fascinante, il nous entraîne aux confins des mystères de la science et de I'Histoire...


Défi lecture 2017, catégorie 63 : Un livre avec un soleil ou une lune sur la couverture.

samedi 3 juin 2017

Immersion en guerre civile - De cauchemar et de feu - Nicolas Lebel - Marabout






Ah Mehrlicht !! Petit homme grognon au visage de batracien et au savoir encyclopédique. Quel plaisir de te retrouver toi, ton équipe et ton sempiternel stagiaire (ici une jeune femme avec une vision quelque peu utopique de la maison Police). 


Dans ce 4ème opus Mehrlichtien, Nicolas Lebel nous propulse dans un passé pas si lointain, sur les terres d'Ulster. Une immersion en guerre civile et religieuse qui mît l'Irlande du Nord à feu et à sang pendant des décennies. Le 30 janvier 1972, le Bloody Sunday , fût l’événement qui marqua la lutte d'une communauté pour la liberté et les droits civiques (un pendant à la lutte des droits civiques aux Etats-Unis).



Entre passé à Derry et présent à Paris, nous assistons à la genèse d'un redoutable tueur, le Far Darrig ou Croquefeu, qui met l'équipe sur les nerfs. Une diatribe intelligente sur l'intégrisme religieux quel qu'il soit, une mise en garde contre le fanatisme.
Avec des touches d'humour, (les sonneries de téléphone savoureuses, les expressions françaises dans la bouche du flic British, Tullamore, référence au bon Whiskey irlandais ?), et une grande connaissance du sujet traité. 

Mais que vient faire le conflit Nord-Irlandais sur les terres de Mehrlicht ?
Que vient faire l'IRA dans le XIIe arrondissement de Paris ?
Qui sont ces hommes retrouvés morts dans des circonstances troublantes ? Qui est cet énigmatique Far Darrig ? 

Toute mon enfance j'ai vécu avec ce conflit aux portes de la France. Sans jamais vraiment m'en préoccuper. Bien sûr il s'invitait souvent à l'heure du repas aux journaux télévisés. Mais jamais je ne me suis immergé à ce point avec l'envie d'en connaitre les tenants et les aboutissants.



On retrouve aussi un Mehrlicht qui ose soulever un peu sa carapace afin de nous laisser entrevoir son humanité, cachée sous son caractère bourru.

Et un grand merci à Nicolas Lebel pour les tableaux cachés dans ses ouvrages 😉, j'adore jouer à deviner. Ainsi que pour l'ouverture de mon dictionnaire afin d'enrichir mon vocabulaire.




4ème de couverture:


Paris, jeudi 24 mars 2016 : à quelques jours du dimanche de Pâques, le cadavre d’un homme d’une soixantaine d’années est retrouvé dans un pub parisien, une balle dans chaque genou, une troisième dans le front.
À l’autopsie, on découvre sur son corps une fresque d’entrelacs celtiques et de slogans nationalistes nord-irlandais. Trois lettres barrent ses épaules : IRA.
Le capitaine Mehrlicht fait la grimace. Enquêter sur un groupe terroriste irlandais en plein état d’urgence ne va pas être une partie de plaisir. D’autant que ce conflit irlandais remonte un peu.

Dans ce quatrième opus, Nicolas Lebel nous entraîne sur la piste d’un un assassin pyromane, un monstre né dans les années 70 de la violence des affrontements en Irlande du Nord, qui sème incendie, chaos et mort dans son sillage, et revient aujourd’hui rallumer les feux de la discorde à travers la capitale.




Défi lecture 2017, catégorie 48 : Un livre d'un auteur né la même année que soi.


lundi 17 avril 2017

Requiem, 2ème round - Dieu pardonne lui pas ! - Stanislas Petrosky - Lajouanie





Requiem est de retour, il continue a chasser la "bête". Et la "bête" se cache partout. Nous voila sur les docks du Havre, dans une entreprise d'import qui a bien des choses à cacher. 
Toujours avec son punch et ses méthodes peu orthodoxes, Requiem va débarquer dans ce nid de vipères afin de mener à bien sa mission, son sacerdoce : l'exorcisme.

Stanislas Petrosky nous sert une nouvelle fois un petit roman fort agréable à lire, drôle - toujours dans la ligné de San Antonio et Michel Audiard. 


Je ne le dirai jamais assez rire et sourire lors d'une lecture est un plaisir sans mesure, et les notes de bas de pages y sont pour beaucoup dans mes éclats de rire.

Mais sous son air amusant, ce livre, comme le précédent (mon avis ici), touche à des sujets qui nous font - me font - bondir. L'auteur y dénonce des pratiques immondes.

Ne boudez pas votre plaisir, lisez Requiem !






vendredi 14 avril 2017

Neige et sueurs froides - Quand la neige danse - Sonja Delzongle - Denoël - Sueurs Froides







Après nous avoir entraînés dans la chaleur de l'Afrique à la recherche d'enfants albinos dans Dust, Sonja Delzongle nous mène dans l'hiver glaçant de la région de Chicago, pour retrouver 4 fillettes disparues.


Quel plaisir de retrouver Hannah Baxter, profileuse atypique avec des méthodes flirtant avec le paranormal. Dans cet opus, la profileuse prend plus d'épaisseur, on découvre un peu plus ses failles.
Mais Sonja n'en fait pas le point central du roman, non, elle laisse la place à l'intrigue, qui est le noyau de cette histoire.
La disparition d'enfants, sujet délicat, mené avec brio, sans jamais tomber dans le pathos.
L'auteure m'a menée par le bout du nez, avec une maîtrise incroyable, et je me suis laissée faire avec délice. J'ai pris des pistes, parfois alambiquées, qui me sont revenues en pleine face tel un boomerang.
A plusieurs reprises, je me suis exclamé "Oh la vache !". J'ai vécu avec les personnages la tension grandissante au fil de l'enquête.




                        

                       Debussy, Quand la neige danse.



4ème de couverture


Février 2014, au nord de Chicago. La neige et le blizzard semblent avoir pétrifié la petite ville de Crystal Lake. Un matin, le médecin Joe Lasko reçoit un paquet. Y repose une magnifique poupée aux cheveux longs et roux, sosie de sa fille Lieserl disparue depuis plusieurs semaines. Comble de l'horreur : la poupée est vêtue exactement comme Lieserl le jour où elle s'est volatilisée.
Ce n’est pas tout. Depuis un mois, quatre fillettes ont été enlevées, et chacune des familles va recevoir une poupée. Joe, jeune divorcé, décide de mener sa propre enquête, aidé par une détective privée dont il était secrètement amoureux des années plus tôt. Conscients que l'affaire les dépasse, tous deux appellent à l'aide Hanah Baxter, la célèbre profileuse, et son inséparable pendule. Quelque part dans Crystal Lake, depuis très longtemps, quelqu'un s'en prend aux enfants. Les détient-il prisonnières? Sont-elles encore en vie?


Défi lecture 2017, catégorie 16: Un livre qui se déroule dans une atmosphère froide.

dimanche 19 mars 2017

Effroi - Je suis encore là - Olivier Norek - Sang Froid N° 5 - Printemps 2017


Je suis encore là

Olivier Norek

Illustration: Ludivine Stock

Sang froid N° 5 - Printemps 2017


Chronique à quatre mains



Sam


Se lancer dans l'exercice de la nouvelle est, sans aucun doute, un exercice difficile. Savoir accrocher le lecteur avec des personnages forts, une histoire qui tient la route en quelques pages, une ambiance, cela n'est pas donné à tout le monde. Je ne suis pas une grande lectrice de nouvelle, j'ai toujours le sentiment de rester sur ma faim après lecture, je suis souvent frustrée car il n'y a pas la place à plus de développements dans ce format.

Dans cette nouvelle, Olivier Norek, a su dès le départ me happer dans l'histoire.

J'ai intégré la peau et l'esprit de Pedro Alonso Lopez, le monstre des Andes, pour mon plus grand effroi. La fin est carrément flippante !




Alors oui, je ne suis pas très objective, parce que je kiffe grave le style Norek ! 
Mais écrire une nouvelle est périlleux, et avec un talent fou Olivier s'en sort haut la main.


Danièle Lanoë


Si se lancer dans l'écriture de nouvelles est difficile, en chroniquer l'est tout autant. Il n'est pas question ici pour moi d'en dévoiler l'histoire et le dénouement, et je n'ai rien à ajouter au texte de Samantha, qui écrit 100 fois mieux que moi. Ce que je souhaite simplement c'est que le plus de personnes possible lisent la nouvelle d'Olivier (fort bien illustrée d'ailleurs) et qu'elles se rendent compte, si ce n'est déjà fait, de l'étendue de son talent.

dimanche 12 mars 2017

Le cureton se rebiffe - Je m'appelle Requiem et je t'... - Stanislas Petrosky - Lajouanie








Etre curé et s'appeler Esteban Lahydeux, c'est pas très classe, alors il se fait appeler Requiem, et là tout de suite ça vous pose le personnage ! 
Requiem, faut pas trop le chauffer sinon c'est une volée de bois vert qui vous est servie. Alors quand une môme qui gagne sa vie pas très catholiquement vient à confesse et lui parle du message troublant qu'elle à reçu, ni une ni deux notre chevalier en soutane enfourche son fier destrier (une Ford Mustang du feu de Dieu) et part à la castagne.
Stanislas Petrosky vous emmène à la chasse aux démons. 



Pour ne pas trop froisser le patron, il gère son ministère avec bienveillance et assiduité.




Pour qui a grandit sur un air d'Audiard et Frédéric Dard, Requiem est un hommage à ces deux amoureux des mots gouailleurs, imagés, argotiques. 

Les réflexions truculentes, m'ont souvent fait rire.

Mais pas que...l'auteur vous donne à réfléchir sur les turpitudes de l'être humain, dans notre monde actuel plutôt bien malade. 

"Il y a des choses que j'ai du mal à comprendre, à assimiler...comment peut-on jouir dans la torture, comment peut-on prendre son pied en infligeant la douleur."

"Comment l'homme peut il être aussi vil, aussi sadique, aussi déshumanisé ?"


                           



Défi lecture 2017 : Catégorie 55 --> 
Un roman préfacé par quelqu'un d'autre que l'auteur

jeudi 9 février 2017

Akhänguetnö et sa bande - Samuel Sutra


Akhänguetnö et sa bande

 Samuel Sutra 

Editions Flamant Noir





Ah Tonton ! Mais quel numéro cet Aimé Duçon ! Avec sa bande de malfrats un peu bancale. Oui bancale.

" Il y avait tout d'abord Pierre, neveu de Gérard, élevé au rang de truand par népotisme appuyé davantage que par des talents affichés. Pierre était à l'équipe ce qu'un tournevis cruciforme est au clou, ou ce que la pompe à vélo est au Zodiac : un recours que l'on n'envisage pas avant d'avoir épuisé toutes les autres solutions, même les plus absurdes. Par un atavisme pervers et croisé, Pierre avait hérité de son oncle la même connerie brevetable, le même regard de bête à cornes et la même capacité d'éclairage qu'un psychanalyste mort."

 Mais tout de même il ne faut pas pousser Tonton dans les orties, alors quand une nuit il est réveillé par des bruits dans son jardin, son sang ne fait qu'un tour, et le voila parti à la recherche du cadavre volé.
Oui son jardin sert de cimetière aux nombreux corps de ses ennemis. Mais là, le cadavre est bien particulier.

Avec ses acolytes, ils vont partir sur la trace du tombeau du Pharaon Akhänguetnö, de la momie et du trésor qu'il contient. 


Après moult péripéties, et beaucoup de destructions, enfin le "Graal" est retrouvé.



Avec humour, des touches d'Audiard et San Antonio, des dialogues truculents, Samuel Sutra nous diverti avec classe. Une lecture très agréable, qui nous sort des polars classiques.

Les regards de travers lorsque je me marrais toute seule dans les transports en commun, ça n'a pas de prix ! Rien que pour ça merci Samuel ! 


4ème de couverture


Il y a deux mille cinq cents ans, la vallée d'Uroch voyait s'éteindre l'un des plus puissants pharaons de l'Histoire. Reposant dans son tombeau, accompagné de la montagne d'or ayant fait sa légende, le grand Akhänguetnö était prêt pour cette éternité qui s'offrait à lui, bien décidé à se la couler peinard. Deux mille cinq cents ans plus tard, sur les hauteurs de Saint-Maur, un autre grand homme s'apprêtait à passer une nuit tranquille. Tonton, baron de premier rang et truand légendaire, dormait de ce sommeil léger propre aux grands esprits, lui aussi bien décidé à se la couler peinard. Mais quel est le rapport entre ces deux histoires ? Attends, j'y arrive.Avant cette fameuse nuit, Tonton n'avait jamais entendu parler d'Akhänguetnö. Mais il a décidé de se mettre sacrément à niveau et de devenir incollable sur l'Égypte et son folklore. Tout ça pour répondre à la plus mystérieuse question de tous les temps : comment peut-on se retrouver avec un pharaon dans son jardin ? Si tu lis cette aventure, toi aussi tu deviendras incollable, je te le garantis !


Défi lecture 2017, catégorie 62: un livre dont le titre est drôle.

mardi 31 janvier 2017

Sang froid - La position des tireurs couchés - Nils Barrellon

La Position des tireurs couchés

Nils Barrellon

Editions Fleur Sauvage




Ma lecture


Zlatan Gubic, que ses collègues surnoment Ibra, est THP, tireur de haute précision. Il a la maîtrise de son mental, la maîtrise de son corps. Le sang froid indispensable à ce métier de haute volé.
Tout ça il l'a apprit lors du conflit qui a déchiré son pays, la Bosnie-Herzégovine. De sniper il est devenu THP.


"Il a peur de la douleur mais il n'a pas peur de la mort.
Cette vieille copine qui s'est tenue à ses cotés si longtemps. Une main froide posée sur son épaule. Zlatan a eu le temps de l'apprivoiser et il n'en a plus peur. A-t-on peur de ce qu'on connait ?"



Lorsqu'un meurtre, puis une avalanche de morts sur sa route, le font basculer dans l'enfer.


Avec adresse, l'auteur va nous emmener sur une piste, plus que probable, la vengeance. Jusqu'aux derniers chapitres, où le retournement de situation va nous laisser pantois. 

Un texte précis, documenté (sur la profession de THP, la guerre de Bosnie-Herzégovine), mâtiné de petites touches d'humour disséminées ça et là.

 " - Comment t'as su?
    - Le reflet.
    - Le reflet ? Quel reflet ?
    - Celui sur le bureau.
  - Pour voir les corps ? J'te parle pas de ça ! Comment t'as su qu'il essayait de se faire la malle au milieu des otages ? Qu'il avait refilé un flingue déchargé au grand ?
     - Je l'ai lu.
     - Tu l'as lu ? Tu déconnes ! Où ?
     - Sur son visage.
    Breck le regarde.
     - Et quand tu me regardes ? Tu vois quoi ?
     - Monsieur Propre. "


Ma première incursion dans l'univers de Nils Barrellon est une réussite. J'ai beaucoup aimé cette lecture.
Une mention spéciale aux éditions Fleur Sauvage, qui font un travail remarquable quant à leur couvertures, qui me titillent l’œil a chaque fois.


4ème de couverture


S'appeler Zlatan, attendre et viser juste
Tirer pour tuer
Rentrer chez soi
Mais surtout...
Faire gaffe sur la route !

Avec son écriture privilégiant l'efficacité, "La position des tireurs couchés" rend hommage à Jean-Patrick Manchette tout en nous offrant un thriller documenté, au rythme soutenu et au suspens haletant.


Défi lecture 2017, catégorie 1 : un livre de votre maison d'édition favorite.





samedi 7 janvier 2017

Le grand Kanak - Abattez les grands arbres - Christophe Guillaumot


Abattez les grands arbres
Christophe Guillaumot

Editions Cairn
Collection Du Noir au Sud




Ma lecture :


Renato Donatelli est simple flic à Toulouse. Ça fait 8 ans qu'il attend sa mutation dans son île natale, la Nouvelle Calédonie. Il sait que cela n'arrivera pas, il en a pris son parti. Alors il  fait son travail avec ses convictions et sa fois en sa profession.
Lors d'une perquisition un peu foireuse, il fait la découverte de cadavres, massacrés à la machette.
Renato n'est pas à la crime, non il est aux stups, donc l'enquête lui échappe.
Mais Renato n'aime pas laisser derrière lui  un truc pas fini, alors il se charge d'enquêter en sous-marin. Alors sur fond de génocide Rwandais nous le suivons avec grand plaisir jusqu’à élucider cette enquête. La fin est tout simplement inattendue et ingénieuse. 


Renato est placide, il sort toujours sans son arme, prend le métro. Il n'utilise pas de passe-droit. Mais il ne faut pas, non surtout pas pousser Renato à bout, sinon il sort sa redoutable main droite et sa gifle amicale.



J'ai beaucoup aimé suivre ce simple flic dans Toulouse (ce qui m'a rappelé quelques souvenirs), mais surtout j'ai aimé Renato, qui travaille à l’instinct. J'aime ce personnage qui utilise ses connaissances ancestrales pour vivre et travailler.




"Renato déplie sa natte, tissée par sa mère lorsqu'il était enfant, et l'étend à même le sol. C'est son lit et son matelas à lui. C'est comme ça qu'il dort, le grand Kanak. Pas besoin de matelas moelleux, ni de taie d'oreiller. Il a toujours dormi à la dure et ne se souvient pas s'être reposé autrement. Il s'allonge sur le dos. Quelques étoiles percent le ciel rougi par les lumières de la ville. Le ciel n'est pas le même sur son île. Le sien est bien noir, sombre à souhait, et les astres étincelants. Aucune pollution lumineuse ne vient troubler les constellations. rien que lui et le monde qui l'entoure."


4ème de couverture:

Renato Donatelli est un simple flic. Un costaud, un baraqué, un type qui a quitté son île, la Nouvelle-Calédonie et qui s’acquitte de son job du mieux qu’il peut, honnêtement, toujours prêt à rendre service, parce que c’est comme ça que Mama Loma l’a éduqué. Les magouilles de la brigade des Stups, il refuse d’y participer. Le Kanak comme il est surnommé par le reste de la bande est toujours poli mais faut pas venir lui chercher des noises.

« Je vais te laisser le choix… » C’est toujours comme ça qu’il commence quand le mec en face se met à le gonfler. « Soit tu passes ton chemin, soit je te mets une gifle amicale ! »
Alors quand il tombe sur une famille dépecée à coups de machette, il se fait un devoir d’élucider cette boucherie, d’arrêter les massacres même si tout le monde tente de l’en dissuader.
Aidé d’un jeune freluquet fraîchement sorti de l’école de police et d’une médecin légiste collectionneuse de cartes postales, le Kanak va remonter la piste d’une vengeance, d’un génocide africain où les bourreaux d’hier sont les victimes d’aujourd’hui.

jeudi 29 décembre 2016

Pluie et grisaille - Été pourri à Melun plage - Nicolas Duplessier


Été pourri à Melun plage

Nicolas Duplessier

Editions Atelier Mosésu


Ma lecture :


Juillet, la pluie - personnage à part entière du roman - incessante, de celle qui vous laisse un voile devant les yeux, vous mouille jusqu’à la moelle, ajoute  à la grisaille des barres HLM. 

"Le béton a pétrifié la misère, isolant les classes les plus misérables. Le nombre de chômeurs a doublé. Ici plus qu'ailleurs, les conséquences dévastatrices ne se sont pas fait attendre. Chômage de masse qui glisse doucement vers une pauvreté de masse, émeutes populaires et désobéissance civile, séquestration des patrons pourris et autres escrocs en col blanc."


Florian, désabusé, mène tant bien que mal une vie étriquée à Melun. Sujet à une déprime lancinante, qui perdure depuis trop longtemps. Quand la femme de sa vie Roxane, réapparaît subitement, il se voit sortir de sa léthargie. Cela est sans compter sur les coups du sort. Après un message laissé par Roxane sur son répondeur, Florian part à la recherche de celle-ci. Les péripéties vont pleuvoir (c'est un maître mot dans ce livre) en chaîne.


Georges Stein, Ponts de Melun et vue de Seine,

Un premier roman bien mené, avec humour, des personnages bien campés, une mise en place de l'intrigue astucieuse. Fort agréable à lire.



Banlieue Boogie Blues


4ème de couverture




Florian traîne son mal de vivre dans les rues de Melun, entre un boulot minable et une vie sentimentale sans joie.

De morose, son existence devient vraiment pourrie le jour où Roxane, l’ex-grand amour de sa vie, est portée disparue.

Très vite dans la ligne de mire des policiers, Florian doit mener sa propre enquête et se confronter à ses fantômes, découvrant une histoire qui le dépasse et la tonne d’emmerdes qui l’accompagne.

Été pourri à Melun-Plage est un roman noir et cinglant qui raconte la descente aux enfers d’un loser pas du tout magnifique.

mercredi 28 décembre 2016

Larguez les amarres ! - Dernière escale - Sandra Martineau



Dernière escale
Sandra Martineau

Editions Lajouanie




La lecture de Danièle



"Le talent de Sandra Martineau a toujours été de créer des décors et des ambiances très particuliers (Agatha Christie et Claude Chabrol ne les auraient pas reniés). Avec "Dernière escale" elle arrive à créer un huis-clos en pleine croisière avec des centaines de personnes à bord.Le récit est très prenant, émaillé de fausses pistes qui n'en rendent le final que plus étonnant.Plus personnellement, mon avis de libraire est que Sandra Martineau joue dans la cour des grands et mérite d'être lue par le plus de gens possible."

Ma lecture


Vacances, j'oublie tout...Une croisière, la méditerranée, recoller les morceaux. Richard et Suzanne embarquent sur le Cruise Constantino, avec leurs deux enfants. L'espoir de voir leur mariage renaître de ses cendres tel un Phénix.
Mais c'est sans compter avec la fragilité de Richard, un passé lourd, des remords, de la culpabilité, doucement il sombre dans la folie.



Des personnages fouillés, avec une psychologie bien étudiée. Au fil des pages Sandra Martineau distille le venin, poison subtil, qui vous mènera là où vous ne vous y attendez pas. Le final est surprenant.

"Le nez plongé dans cet énième shot, je reste prostré, à contempler ma boisson sans voir les glaçons qui fondent lentement. Le spiritueux coule dans mes veines et je ne pense à rien. Je ne sens rien. Mes doigts sont tellement crispés que mes phalanges en sont devenues blanches"

Avec ce thriller psychologique, Sandra Martineau nous donne à lire un livre qui sans conteste affirme une maturité dans son travail d'écrivain, le style est plus assuré. 


4ème de couverture



Richard, ex-footballeur pro dont la carrière a pris fin après de multiples scandales, embarque avec femme et enfants sur le Cruise Constantino pour une croisière d’une semaine. C’est le voyage de la dernière chance pour renouer avec son épouse de plus en plus distante, renouer avec son fils, un ado grincheux et profiter enfin de la petite dernière, seul membre de la famille bien disposée à son égard.


L’ex-star du Barça, encore auréolée de son prestige, est accueillie en VIP. Les passagères lui font les yeux doux, un journaliste le poursuit pour tenter de décrocher un ou deux scoops, le commandant le reçoit, la voyante du bord l’intrigue… Bref, la croisière ne demande qu’à s’amuser, mais l’ex-joueur, obnubilé par le souvenir de l’enlèvement de sa sœur, n’a qu’une obsession, sur-protéger sa très jeune fille, proie idéale selon lui pour les prédateurs de tout poils gravitant dans les coursives.
Quand un détective, interloqué par ses agissements paranoïaques et ses réactions incohérentes vient proposer ses services à ce père anxieux, l’angoisse va croissante. Chaque escale apportant par ailleurs son lot d’événements plus inquiétants les uns que les autres.
Le paquebot débarquera-t-il autant de passagers qu’il en a embarqué ?





dimanche 6 novembre 2016

Mon invité(e) vous propose - Coup de poker - Léo Rutra


Coup de Poker
Léo Rutra
Disponible chez Librinova - Kobo - Amazon





La lecture d'Orlane




Ah!!! Ce coup de poker ...quel coup de coeur pour cette histoire!
Léo son auteur m'avait dit comme je n'étais pas une grande amatrice de poker que je pouvais occulter la partie du livre qui explique le jeu dans sa profondeur et que cela ne changerait rien pour comprendre l'histoire et bien je confirme...
Je me suis prise de pitié et j'ai vibrer pour ce pauvre Franck et son addiction au jeu et tout ce que ça peut engendrer dans la vie de n'importe qui prit dans le même cercle infernal et vicieux...
Mais alors le top du top de ce livre ce fût sa fin!!! Oh non que j'étais heureuse d'y être arrivée car au contraire je me suis surprise à tourner les dernières pages pour voir si je n'avais pas omis d'en lire et manqué quelque chose tellement j'étais scotchée par cette fin inattendue qui m'a fait perlée les yeux

Bravo à toi Léo tu m'as fait aimer le poker pendant les 449 pages de ton livre




4ème de couverture :


Franck et Béatrice sont heureux. Ils habitent un joli pavillon en banlieue et ont deux petites filles en parfaite santé. Mais le bonheur n’immunise pas contre les tracas du quotidien.
Quand ils ont besoin de racheter une nouvelle voiture, Franck a une solution miracle : gagner l’argent au poker. Il espère bien récupérer une partie du million d’euros mis en jeu lors des Championnats de France de Poker.
Mais, au poker comme dans la vie, une carte peut tout changer.

vendredi 30 septembre 2016

Toulouse Polars du Sud - 8ème édition






La belle ville rose de Toulouse accueille pour la 8ème année le Festival International des Littératures Policières. Du 7 au 9 octobre 2016.Cette anné le parrain est Qiu Xiaolong, écrivain chinois, créateur de l'inspecteur Chen.



Et oui encore un salon rempli d’auteurs de polar allez vous me dire, mais ce n'est pas que ça vous répondrais-je. Avant tout Toulouse Polars du Sud est une association, créée en 2008, qui rassemble des amateurs de littératures policières sous toutes ses formes - Romans noirs - Enquêtes - Énigmes - Historiques... Son but premier est de promouvoir les littératures policières et étrangères dans leurs diversités, d'inciter à la lecture et de combattre l’illettrisme.

Mais que se passe t-il  pendant ce mois d’Octobre à Toulouse ? 

Des conférences, des rencontres littéraires courtes de 30 minutes, des dédicaces sur le site du salon au sein du quartier Le Mirail, et dans les librairies partenaires du festival. Des auteurs iront a la rencontre du jeune public en partenariat avec 9 écoles, 6 collèges et 6 lycées, ainsi qu'a la rencontres des étudiants du  Centre universitaire Jean-François Champollion d’Albi, et le Centre de Ressources des langues à l’Université Jean Jaurès Toulouse. Et d'autres iront à la rencontre des salariés au sein des entreprises.

Une exposition de photo de Christelle Guillaumot au bar Le Cactus.

Un rallye-enquête concocté par Sire Cédric, a la découverte  de Toulouse sous son côté noir.



Des remises de prix:

Le prix de L'Embouchure
Le prix Thierry Jonquet, concours de nouvelles.
Le prix Violeta Negra.

La liste des auteurs invités se trouve par ici.

Vous avez compris, le week-end prochain je serai donc à Toulouse, et je m'en réjoui. 


mercredi 31 août 2016

Jazz, bayou et Mafia



Titre : Carnaval
Auteurs : Ray Celestin

Edition : Cherche Midi - Parution: 14/05/2015 -493 pages


ISBN / EAN : 9782749141954





Ma lecture :

Nouvelle Orléans, 1919, une tempête se prépare, des meurtres sont perpétrés. La signature du tueur, une carte de Tarot de Marseille au milieu des cranes  défoncés à la hache. Trois groupes d'enquêteurs sur la piste du tueur à la hache, trois histoires. Un flic exclu par ses collègues, et son protégé, une jeune secrétaire de l'agence Pinkerton en mal d'action et son meilleur ami, et un ancien flic tout frais sortit de prison pour raison d'accointance avec la mafia locale. En suivant tour à tour ces trois enquêtes, sur la même affaire, se dessine petit à petit le mobile du meurtrier, et la façon dont il a été manipulé par les gros bonnets locaux.


La Nouvelle Orléans tient une place prépondérante, c'est un personnage à part entière. Avec ses tensions raciales prégnantes, son jazz, ses bayous, son vaudou. Le jazz présent à chaque page, donne un rythme soutenu au roman. 
J'ai beaucoup aimé l'ambiance de ce roman, je me suis projeté à New Orleans.




Un extrait ou deux... :


"En Louisiane, les Noirs n'avaient guère le droit de faire entendre leur culture et les enterrements permettaient justement d'y donner libre cours en public et de traiter les opprimés avec pompe. C'est pour ça qu'elle fronçait les sourcils, parce que la seule fois où un Noir pouvait être traité avec grandeur, c'est quand il n'était plus là pour en profiter."



Une (des) image(s) :





Parade funéraire à la Nouvelle Orléans