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dimanche 20 mars 2016

Combattre, toujours

Titre : Journal d'un vampire en pyjama

Auteur : Mathias Malzieu

Edition : Albin Michel - Parution le 27/01/2016

ISBN / EAN : 9782226321824


4ème de couverture


« Ce livre est le vaisseau spécial que j'ai dû me confectionner pour survivre à ma propre guerre des étoiles. Panne sèche de moelle osseuse. Bug biologique, risque de crash imminent. Quand la réalité dépasse la (science-) fiction, cela donne des rencontres fantastiques, des déceptions intersidérales et des révélations éblouissantes. Une histoire d'amour aussi. Ce journal est un duel de western avec moi-même où je n'ai rien eu à inventer. Si ce n'est le moyen de plonger en apnée dans les profondeurs de mon coeur. »Mathias Malzieu

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Ma lecture :

Avec humour et poésie, Mathias Malzieu nous offre son combat contre la maladie et la mort imminente. Le regard des autres. La dévotion et l'humanité du personnel des services hospitaliers. Contre vents et marées, il va se battre, contre un grand huit émotionnel, il va se battre. Avec ses "mots-valise" il nous emmène a travers son imagination et ses rêves, les douceurs et les frayeurs de sa vie pendant un an.


J'ai aimé :

Ce roman a une résonance particulière pour moi, a une moindre échelle, je partage ce combat. Et cette "Dame Oclès" je la connais un peu aussi. Alors aborder la maladie avec cette force humoristique et poétique, ne fait que renforcer mon désir de vivre. Sans voyeurisme, nous suivons l'évolution de la maladie et le combat d'un homme contre celle-ci.


Un extrait ou deux... :

"Comme à Cochin pendant les cinq semaines d'hospitalisation en février, je ne m'ennuie jamais. Je lis un peu, j'écris beaucoup et passe le reste de mon temps à équilibrer mes tourments. Je n'y parviens pas toujours. L'omniprésence de Dame Oclès génère du blues, mais lorsque mon état physique est correct, je berce la flamme qui m'a toujours éclairé. Celle de la joie enragée. Celle qui rend aventureux et lance le voyage au centre de la tête. Celle qui permet d'inventer, de se réinventer. La joie enragée qui donne l'énergie de fonder un parti poétique, une tribu électrique. Celle qui fait monter sur le vélo pour pédaler, immobile, face à la fenêtre d'une chambre stérile."


"Puisque je suis prisonnier de mon propre corps, je dois plus que jamais apprendre à m'évader par la pensée. Organiser ma résistance en mobilisant les ressources de l'imagination. Je vais travailler dur au rêve de m'en sortir. il me faudra une volonté en fer forgé. Un truc de marathonien. Foulée après foulée. Rythme et constance. Trouver l'équilibre entre la rigueur d'un moine et la fantaisie créative. Apprendre à faire le con poétiquement dans le cadre austère du couvre-feu que je dois respecter. Doser l'espoir au jour le jour. Transformer l'obscurité en ciel étoilé. Décrocher la lune tous les matins et aller la remettre en place avant la tombée de la nuit.

Un vrai boulot de néo-vampire."


Un lien :





mercredi 2 mars 2016

Un tourbillon de folie douce


Titre: En attendant Bojangles

Auteur: Olivier Bourdeaut

Edition: Finitude - Parution 7/01/2016
ISBN / EAN : 9782363390639


4eme de couverture

Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur "Mr Bojangles" de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n'y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.

Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c'est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C'est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mlle Superfétatoire, un grand oiseaux exotique qui déambule dans l'appartement. C'est elle qui n'a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.

Un jour pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.

L'amour fou n'a jamais si bien porté son nom.

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Ma lecture:


Elle est belle, sa mère, belle et pleine de vie. Ses yeux verts pétillants et sombres, parfois. Elle leur fait vivre une vie hors du commun, une fête tous les jours. Elle les entraîne dans un tourbillon de folie douce, une idée de la vie qui ne doit être qu’émerveillement et surprise. 


Et un jour, leur univers s'effondre. Ils feront tout pour que la fête continue.




J'ai aimé :



Un rythme endiablé, ponctué par les rimes. Des personnages haut en couleur (Mlle Superfétatoire est surprenante), sous le regard émerveillé d'un petit garçon. Entrecoupé par les carnets de son père, qui raconte la genèse de cette folle histoire d'amour. Un lien indestructible qui unis cet homme et cette femme. Olivier Bourdeaut nous fait danser sur un air un peu triste de Nina Simone mais avec une gaieté non feinte, leur hymne à l'amour. Suivez le lien: 

Une histoire de la folie traitée avec délicatesse.


Un extrait ou deux...:

"Elle avait réussi à donner un sens à ma vie en la transformant en un bordel perpétuel. Sa trajectoire était claire, elle avait mille directions, des millions d'horizons, mon rôle consistait à faire suivre l'intendance en cadence, à lui donner les moyens de vivre ses démences et de ne se préoccuper de rien."


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