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mercredi 1 novembre 2017

Sombre lumière - Les lucioles - Jan Thirion - Lajouanie





Tyrone a arrêté de grandir depuis la disparition de sa mère, il s'est enfermé dans une bulle. Sourd et muet au monde mais avec une vision assez claire de celui-ci.
Dans sa famille recomposée la vie est agréable et heureuse. 
Puis vient le temps des Lucioles...
Un nouveau parti qui promet le bonheur à chacun. Un engouement général se matérialise autour de ces Lucioles, les élections en est l'apogée. 
Après la fête arrive la douleur, le mépris, les désillusions.
A coup d'autodafé, d'enfermement, d'exclusion, la vie change du tout au tout dans la petite ville de Lanormale-les-Ponts, et dans tout le pays. Le cauchemar commence... 

Dans ce petit roman sous couvert de "fable" un message contre l’embrigadement, le totalitarisme vu par un enfant. Cette histoire nous rappelle les heures les plus sombres de l'histoire du XXème siècle, mais se termine sur une note d'espoir et de retour à la raison.

4ème de couverture:


Depuis la disparition de sa mère, Tyrone ne parle plus et semble ne plus entendre. Il a également arrêté de grandir. Il vit avec son père, sa belle-mère et ses frères et sœurs dans une petite ville tranquille jusqu’à l’arrivée des Lucioles, un nouveau parti politique. Les Lucioles séduisent, promettent des lendemains qui chantent, gagnent le cœur des gens, puis les élections. Vient alors le temps maudit des autodafés, de l’éloignement des vieux et des malades, de la séparation des familles, de la rééducation des jeunes, etc. Le garçon que son jeune âge protège momentanément, survit à cette dictature accompagné de son chien. Ce dernier lui est enlevé...


Jan Thirion signe ici un roman... d’actualité. Le parti qui prend le pouvoir — démocratiquement rappelons-le — fait inévitablement penser aux partis extrémistes, intégristes qui éclosent et séduisent un peu partout. Mais le propos de l’auteur ne s’arrête pas à cette dénonciation politique. Les Lucioles est aussi et surtout un roman d’apprentissage. Le héros découvre au long de ses aventures, une palette de sentiments, bons ou mauvais, qui font et sont la vie. La présence à ses côtés de son chien, puis son absence sont ainsi des moments d’une rare intensité.


La lecture de ce beau roman achevée, on est ému, bouleversé et... rassuré. Car tout ceci n’est qu’une histoire non ?


Défi lecture 2017, catégorie 28: Une dystopie

lundi 17 avril 2017

Requiem, 2ème round - Dieu pardonne lui pas ! - Stanislas Petrosky - Lajouanie





Requiem est de retour, il continue a chasser la "bête". Et la "bête" se cache partout. Nous voila sur les docks du Havre, dans une entreprise d'import qui a bien des choses à cacher. 
Toujours avec son punch et ses méthodes peu orthodoxes, Requiem va débarquer dans ce nid de vipères afin de mener à bien sa mission, son sacerdoce : l'exorcisme.

Stanislas Petrosky nous sert une nouvelle fois un petit roman fort agréable à lire, drôle - toujours dans la ligné de San Antonio et Michel Audiard. 


Je ne le dirai jamais assez rire et sourire lors d'une lecture est un plaisir sans mesure, et les notes de bas de pages y sont pour beaucoup dans mes éclats de rire.

Mais sous son air amusant, ce livre, comme le précédent (mon avis ici), touche à des sujets qui nous font - me font - bondir. L'auteur y dénonce des pratiques immondes.

Ne boudez pas votre plaisir, lisez Requiem !






dimanche 12 mars 2017

Le cureton se rebiffe - Je m'appelle Requiem et je t'... - Stanislas Petrosky - Lajouanie








Etre curé et s'appeler Esteban Lahydeux, c'est pas très classe, alors il se fait appeler Requiem, et là tout de suite ça vous pose le personnage ! 
Requiem, faut pas trop le chauffer sinon c'est une volée de bois vert qui vous est servie. Alors quand une môme qui gagne sa vie pas très catholiquement vient à confesse et lui parle du message troublant qu'elle à reçu, ni une ni deux notre chevalier en soutane enfourche son fier destrier (une Ford Mustang du feu de Dieu) et part à la castagne.
Stanislas Petrosky vous emmène à la chasse aux démons. 



Pour ne pas trop froisser le patron, il gère son ministère avec bienveillance et assiduité.




Pour qui a grandit sur un air d'Audiard et Frédéric Dard, Requiem est un hommage à ces deux amoureux des mots gouailleurs, imagés, argotiques. 

Les réflexions truculentes, m'ont souvent fait rire.

Mais pas que...l'auteur vous donne à réfléchir sur les turpitudes de l'être humain, dans notre monde actuel plutôt bien malade. 

"Il y a des choses que j'ai du mal à comprendre, à assimiler...comment peut-on jouir dans la torture, comment peut-on prendre son pied en infligeant la douleur."

"Comment l'homme peut il être aussi vil, aussi sadique, aussi déshumanisé ?"


                           



Défi lecture 2017 : Catégorie 55 --> 
Un roman préfacé par quelqu'un d'autre que l'auteur

mercredi 28 décembre 2016

Larguez les amarres ! - Dernière escale - Sandra Martineau



Dernière escale
Sandra Martineau

Editions Lajouanie




La lecture de Danièle



"Le talent de Sandra Martineau a toujours été de créer des décors et des ambiances très particuliers (Agatha Christie et Claude Chabrol ne les auraient pas reniés). Avec "Dernière escale" elle arrive à créer un huis-clos en pleine croisière avec des centaines de personnes à bord.Le récit est très prenant, émaillé de fausses pistes qui n'en rendent le final que plus étonnant.Plus personnellement, mon avis de libraire est que Sandra Martineau joue dans la cour des grands et mérite d'être lue par le plus de gens possible."

Ma lecture


Vacances, j'oublie tout...Une croisière, la méditerranée, recoller les morceaux. Richard et Suzanne embarquent sur le Cruise Constantino, avec leurs deux enfants. L'espoir de voir leur mariage renaître de ses cendres tel un Phénix.
Mais c'est sans compter avec la fragilité de Richard, un passé lourd, des remords, de la culpabilité, doucement il sombre dans la folie.



Des personnages fouillés, avec une psychologie bien étudiée. Au fil des pages Sandra Martineau distille le venin, poison subtil, qui vous mènera là où vous ne vous y attendez pas. Le final est surprenant.

"Le nez plongé dans cet énième shot, je reste prostré, à contempler ma boisson sans voir les glaçons qui fondent lentement. Le spiritueux coule dans mes veines et je ne pense à rien. Je ne sens rien. Mes doigts sont tellement crispés que mes phalanges en sont devenues blanches"

Avec ce thriller psychologique, Sandra Martineau nous donne à lire un livre qui sans conteste affirme une maturité dans son travail d'écrivain, le style est plus assuré. 


4ème de couverture



Richard, ex-footballeur pro dont la carrière a pris fin après de multiples scandales, embarque avec femme et enfants sur le Cruise Constantino pour une croisière d’une semaine. C’est le voyage de la dernière chance pour renouer avec son épouse de plus en plus distante, renouer avec son fils, un ado grincheux et profiter enfin de la petite dernière, seul membre de la famille bien disposée à son égard.


L’ex-star du Barça, encore auréolée de son prestige, est accueillie en VIP. Les passagères lui font les yeux doux, un journaliste le poursuit pour tenter de décrocher un ou deux scoops, le commandant le reçoit, la voyante du bord l’intrigue… Bref, la croisière ne demande qu’à s’amuser, mais l’ex-joueur, obnubilé par le souvenir de l’enlèvement de sa sœur, n’a qu’une obsession, sur-protéger sa très jeune fille, proie idéale selon lui pour les prédateurs de tout poils gravitant dans les coursives.
Quand un détective, interloqué par ses agissements paranoïaques et ses réactions incohérentes vient proposer ses services à ce père anxieux, l’angoisse va croissante. Chaque escale apportant par ailleurs son lot d’événements plus inquiétants les uns que les autres.
Le paquebot débarquera-t-il autant de passagers qu’il en a embarqué ?