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dimanche 8 janvier 2017

Une petite douceur - A Mélie, sans mélo - Barbara Constantine



A Mélie, sans mélo

Barbara Constantine

Editions Le Livre de Poche



Ma lecture


Mélie attend sa petite fille Clara pour l'été, c'est la première fois que Clara va passer 2 mois complets avec sa grand-mère. Alors Mélie a décidé de fabriquer de merveilleux souvenirs à sa petite Clara. Fi des résultats d'analyses qui ne sont pas flamboyants, surtout ne pas se préoccuper de ces choses triviales.


"Après le déjeuner, c'est Mélie qui décide du programme.
Hier, par exemple, elles ont passé plusieurs heures à regarder pousser les bambous. Mélie dit que s'ils grandissent de quinze à vingt centimètre par jour, on devrait pouvoir les voir pousser. Elles se sont installées dans des fauteuils, avec de quoi manger, boire, et écouter de la musique. Elles ont écouté La Traviata en entier. Mélie adore la Callas. Pour regarder pousser les bambous, c'est pas mal l'opéra...Il y a juste que, des fois, pour mieux écouter, on ferme les yeux. Et là, c'est possible que ce soit pile le moment où il se passe des choses..."


Comme à son habitude Barbara Constantine nous raconte des tranches de vie. Elle réussit à assembler des faits pas forcément joyeux pour en faire une petite douceur, un vrai feel good book. On se retrouve dans nos étés d’antan quand l'insouciance était le maître mot de nos longues journées estivales. Les baignades dans les rivières, manger les figues sur l'arbre...Enfin toutes ces petites choses qui, misent bout à bout font des souvenirs impérissables.



4ème de couverture



Mélie, soixante-douze ans, vit seule à la campagne. Sa petite-fille, Clara, vient pour la première fois passer toutes les vacances d’été chez elle. La veille de son arrivée, Mélie apprend qu’elle a un problème de santé… Elle verra ça plus tard. La priorité, c’est sa Clarinette chérie !

Mélie, le mélo, c’est pas son truc. Elle va passer l’été (le dernier ?) à fabriquer des souvenirs à Clara. Des rigolos. Comme regarder pousser les bambous en écoutant La Traviata, chanter sous la pluie des chansons de Nougaro, goûter les mauvaises herbes qui poussent le long des chemins. Il y a aussi… le vieux Marcel, qui va apprendre à Clara à faire de la mécanique, Fanette, sa mère, qui va lui trouver un beau-père, Bello, son parrain, qui va agrandir sa bande de filleuls musiciens. Et puis, comme la vie est vraiment dingue des fois, il y a Mélie qui va enfin rencontrer le grand amour… Cent cinquante ans à eux deux ? Mais quand on aime, on ne compte pas !

Défi lecture 2017, catégorie 18 : un livre qui parle de personnes agées.

mercredi 4 mai 2016

Plus fortes que la peur

Titre : Muchachas Tome 1


Auteur : Katherine Pancol



Edition : Le Livre de Poche - Parution: 02/09/2015 - 475 pages



ISBN / EAN : 9782253194644



Ma lecture :

Elles sont fortes ces femmes, venues d'horizons différents, mais avec la même rage, la même envie de résister, qui, a une mère mal-aimante, qui, a un mari ou un père violent. Avec leurs certitudes et leurs failles, elles avancent dans un monde encore dominé par les hommes. Et malgré les tempêtes, malgré les aléas, elles se dressent droites comme des I. Leur force est de savoir que l'amour est plus fort que tout, plus fort que la peur.J'ai été un peu déboussolée au début de ma lecture, avec des personnages que je connaissait, et de nouveaux venus. Je ne voyais pas bien comment ils allaient entrer en interaction, et puis au fil de l'histoire, tout se met en place. Mais avec un goût d’inachevé a la fin, car oui, il faut lire les 2 tomes suivants pour avoir une vue complète. Ce qui ne saurait tarder, car j'ai envie de savoir ce qu'il va arriver à ces femmes de caractère.




Un extrait ou deux... :



"Si Shirley lui demandait qu'est-ce que tu aimes en lui ? elle ouvrirait les bras et dirait tout, tout, tout. Mais encore ? Shirley exigerait des détails, des adjectifs précis. Alors elle bafouillerait je ne sais pas, d'abord je le trouve beau, séduisant ... et puis j'aime son regard, sa prévenance, son élégance de corps et d'âme. Il me regarde et je deviens spéciale, unique."




Une (des) image(s) :




4ème de couverture:

Les filles sont partout dans ce roman. Elles mènent la danse. De New York à Paris, de la Bourgogne à Londres ou Miami. Et les Hommes? Ils sont là aussi. Mais ce sont les muchachas qui dansent, dansent, dansent. Elles font voler les destins en éclats. Et ça n'en fini pas !


dimanche 14 février 2016

De silences en solitudes

Titre: Grossir le ciel

Auteur: Franck Bouysse

Edition: Le livre de poche / Policier - Parution 06/01/2016
ISBN / EAN : 9782253164180
                          


4éme de couverture:

Les Doges, un lieu-dit au fin fond des Cévennes. C'est là qu'habite Gus, un paysan entre deux ages solitaire et taiseux. Ses journées: les champs, les vaches; le bois, les réparations. Des travaux ardus, rythmés par les conditions météorologiques. Le compagnie de son chien, Mars, comme seul réconfort. C'est aussi la quotidien d'Abel, voisin dont la fermes est éloignée de quelques centaines de mètres, devenu ami un peu par défaut, pour les bras et pour les verres. Un jour, alors que l'abbé Pierre disparaît, tout bascule: Abel change, des événements inhabituels se produisent, des visites inopportunes se répètent.

Un suspense rural surprenant, riche et rare.

 

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Ma lecture:

Le froid, la neige, pénétrants. La vapeur d'eau qui sort de votre bouche à chaque expiration. Le décor est planté: Vous êtes dans les Cévennes. C'est l'hiver.

Deux solitudes qui se croisent et se prêtent la main. Des hommes rudes et durs à la tache. Des hommes silencieux, des secrets enfouis.

Une amitié bourrue qui se construit autour de coups de rouge. C'est ce qui se rapproche le plus d'une famille pour ces deux hommes. Il faut dire que Gus et Abel n'ont pas été épargnés par la vie. Ils font face. Jusqu'au moment où leur quotidien se dérègle imperceptiblement. Jusqu’à l’explosion de ces secrets si bien gardés.

 

J'ai aimé :

Avec ses mots sans fioriture, Franck Bouysse nous plonge au cœur de la solitude, celle des hommes, celle des campagnes oubliées.Il parvient sans effort a nous emporter dans l’âpreté de cette vie sans concession.

 

Un extrait ou deux...:

"Faut croire que la terre elle tord les hommes de la même manière et qu'on finit tous par se ressembler" 

"On te dira qu'il faut prendre la vie comme elle vient...connerie...la vie, c'est elle qui te prend, sans te laisser le choix, et par les couilles, encore."



Une (des) image(s):

Environs d'Honfleur, neige (1867). Claude Monet 

Paris, musée du Louvre.