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samedi 7 octobre 2017

Faîtes vos jeux ! - La chance du perdant - Christophe Guillaumot - Liana Levi







Renato le grand Kanak et Six son capitaine et ami sont  de retour, après une mise au placard par leur hiérarchie dans la section "courses et jeux". Leur équipe augmentée de recrues atypiques, va, suite à un suicide étrange, plonger dans le milieu des jeux clandestins. A essayer de faire tomber le "parrain" Toulousain vont-ils se brûler les ailes? 


Après la première enquête de ce duo dans Abattez les grands arbres, ici nous découvrons un peu plus l'âme de chacun. Avec "La chance du perdant" Christophe Guillaumot revient sur des personnages tout en nuance, laissant la part belle à l'intime. Un polar glissant vers l'Humain, ses qualités et ses défauts, ses doutes et ses convictions, entre lumière et obscurité.

Renato est un géant foncièrement honnête et avide de justice, mais attention à ne pas ne lui barrer pas le chemin, ou alors vous aurez droit à une "gifle amicale", en revanche si vous êtes dans ses petits papiers ne vous étonnez pas de l'entendre vous appeler à tout va "gros chameau".
Six, quant à lui glisse sur une pente bien plus sombre que ce que laissait présager le premier opus. Entre culpabilité et noirceur, voilà un protagoniste qui prend de l'épaisseur. 
Suivre à nouveau leurs aventures est réjouissant. Le twist de la fin est un pur régal.





samedi 7 janvier 2017

Le grand Kanak - Abattez les grands arbres - Christophe Guillaumot


Abattez les grands arbres
Christophe Guillaumot

Editions Cairn
Collection Du Noir au Sud




Ma lecture :


Renato Donatelli est simple flic à Toulouse. Ça fait 8 ans qu'il attend sa mutation dans son île natale, la Nouvelle Calédonie. Il sait que cela n'arrivera pas, il en a pris son parti. Alors il  fait son travail avec ses convictions et sa fois en sa profession.
Lors d'une perquisition un peu foireuse, il fait la découverte de cadavres, massacrés à la machette.
Renato n'est pas à la crime, non il est aux stups, donc l'enquête lui échappe.
Mais Renato n'aime pas laisser derrière lui  un truc pas fini, alors il se charge d'enquêter en sous-marin. Alors sur fond de génocide Rwandais nous le suivons avec grand plaisir jusqu’à élucider cette enquête. La fin est tout simplement inattendue et ingénieuse. 


Renato est placide, il sort toujours sans son arme, prend le métro. Il n'utilise pas de passe-droit. Mais il ne faut pas, non surtout pas pousser Renato à bout, sinon il sort sa redoutable main droite et sa gifle amicale.



J'ai beaucoup aimé suivre ce simple flic dans Toulouse (ce qui m'a rappelé quelques souvenirs), mais surtout j'ai aimé Renato, qui travaille à l’instinct. J'aime ce personnage qui utilise ses connaissances ancestrales pour vivre et travailler.




"Renato déplie sa natte, tissée par sa mère lorsqu'il était enfant, et l'étend à même le sol. C'est son lit et son matelas à lui. C'est comme ça qu'il dort, le grand Kanak. Pas besoin de matelas moelleux, ni de taie d'oreiller. Il a toujours dormi à la dure et ne se souvient pas s'être reposé autrement. Il s'allonge sur le dos. Quelques étoiles percent le ciel rougi par les lumières de la ville. Le ciel n'est pas le même sur son île. Le sien est bien noir, sombre à souhait, et les astres étincelants. Aucune pollution lumineuse ne vient troubler les constellations. rien que lui et le monde qui l'entoure."


4ème de couverture:

Renato Donatelli est un simple flic. Un costaud, un baraqué, un type qui a quitté son île, la Nouvelle-Calédonie et qui s’acquitte de son job du mieux qu’il peut, honnêtement, toujours prêt à rendre service, parce que c’est comme ça que Mama Loma l’a éduqué. Les magouilles de la brigade des Stups, il refuse d’y participer. Le Kanak comme il est surnommé par le reste de la bande est toujours poli mais faut pas venir lui chercher des noises.

« Je vais te laisser le choix… » C’est toujours comme ça qu’il commence quand le mec en face se met à le gonfler. « Soit tu passes ton chemin, soit je te mets une gifle amicale ! »
Alors quand il tombe sur une famille dépecée à coups de machette, il se fait un devoir d’élucider cette boucherie, d’arrêter les massacres même si tout le monde tente de l’en dissuader.
Aidé d’un jeune freluquet fraîchement sorti de l’école de police et d’une médecin légiste collectionneuse de cartes postales, le Kanak va remonter la piste d’une vengeance, d’un génocide africain où les bourreaux d’hier sont les victimes d’aujourd’hui.