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vendredi 24 mars 2017

Intégration - Sweet sixteen - Annelise Heurtier - Casterman poche





1954 la cours suprême des Etats-Unis proclame la ségrégation dans les écoles comme anticonstitutionnelle. 
1957 Little Rock, 9 élèves noirs - surnommés les 9 de Little Rock - tentent l'intégration dans un lycée pour blancs.

Annelise Heurtier nous raconte leur histoire et leur combat.



La force de ce roman est de nous faire vivre cette année d'intégration de l'intérieur. Nous avons tous en mémoires les images vues de ces 9 lycéens entrant au Lycée, escortés par des militaires afin que l'ordre soit respecté.


Nous allons suivre particulièrement une de ces élève, Molly, et ressentir avec elle la cruauté et l'injustice subies par ces enfants - parce que oui, c'étaient des enfants. 
Envoyer en première ligne ces enfants était d'une violence inouïe, dans un climat d'hostilité à son paroxysme, mais certainement nécessaire afin de faire progresser le mouvement des Droits Civiques. 



"Avec le temps, elle avait pensé que, au lycée, la situation s'améliorerait, mais au contraire, elle avait l'impression que chaque jour était pire que le précédent. L'intégration avait légalement été entérinée, leur sécurité était quasiment assurée par la présence des soldats, mais ce n'est pas pour autant que les Blancs avaient abandonné. Ils avaient simplement changé leur fusil d'épaule."

De l'autre coté de la barrière, se trouvent les blancs qui leur font subir les pires humiliations. Et dans cette folie collective, une petite lumière, celle de Grace.

"Depuis que ça lui était arrivé, elle était convaincu qu'ils avaient eu raison, et que leur combat était juste. Ce qu'elle avait vécu démontrait justement à quel point la situation était grave. Elle avait été passée à tabac parce qu'elle avait...parlé à des gens qui n'avait pas la même couleur de peau."


Un livre à lire sans modération, à faire lire à vos enfants (dès 12 ans).


Défi lecture 2017 : Catégorie 40 -->
Un livre de ma Wish List (liste d'envie) (défi 2016)

dimanche 6 mars 2016

Histoire et amitié

Titre: La chambre d'Hannah

Auteur : Stéphane Bellat

Edition: MA éditions - Parution le 19/03/2014

ISBN / EAN : 9782822402972


4eme de couverture


Paris, février 1992. Pierre Descarrières, 11 ans, est malheureux coincé entre une vie terne et des parents qui se déchirent quotidiennement. Seul dans sa chambre, il rêve d'un frère ou d'une sœur qui viendrait rompre sa solitude. Paris, février 1942. Hannah Klezmer, 11 ans, étouffe dans l'espace confiné de son appartement, mise à l'écart parce qu'elle est juive. Leurs routes n'auraient jamais dû se croiser. Et pourtant, c'est arrivé. Car il existe entre eux un lien plus fort que le temps et la folie des hommes.

Si La chambre d'Hannah plonge ses racines dans l'Histoire la plus sombre, c'est aussi le roman sensible et lumineux d'une amitié entre deux enfants qui n'ont, au premier abord, rien en commun : ni leur condition, ni leur époque. Avec, en filigrane, ces deux questions essentielles: jusqu'où aller par amitié ? Sommes-nous prêts à croire l'impossible ?


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Ma lecture:

Comment, quand on a 11 ans peut-on supporter la mésentente de ses parents ? Jours après jours, Pierre se réfugie dans sa chambre au moindre éclat de voix, ses parents se déchirent. Ses journées au collège ne sont pas terribles, seul son meilleur ami, Maxime lui permet d'oublier un peu son calvaire. Avec la force du désespoir, il désir un frère, une sœur, qui pourrait partager son quotidien. Un soir une petite fille apparaît dans sa chambre. De cette rencontre va naître une drôle d'histoire, d'amitié, de sauvetage, et surtout un retour sur l'Histoire.



J'ai aimé :


Une jolie histoire, d'entraide, de don de soi, et d'apprentissage. Un voyage dans le temps et la terreur.

J'ai été un peu décontenancée, lorsque Stéphane Bellat, assène que plus personne ne sait, ne se souviens de ce qu'il s'est passé lors de la 2nde Guerre Mondiale et le sort qui était réservé aux Juifs. Les héros de cette histoire ont 11 ans, je me suis interrogée sur ce que je savais moi a leur âge de cette partie de notre histoire, beaucoup plus qu'eux, c'est évident. Puis je me suis demandé pourquoi de nos jours, nos enfants ne savent rien des horreurs commises pendant cette période. Je me suis rendue compte, que mes grands parents avaient connu cette guerre et surtout m'en avaient parlé, beaucoup. Donc à 8-9 ans je savais... Ce qui n'est pas le cas des enfants de notre époque.

 J'ai posé des questions à ma fille (bientôt 10 ans), elle sait qu'il y a eu une guerre, mais ne sait pas exactement ce qu'il s'est passé. Je lui ai expliqué, avec mes mots. 

 Alors que les survivants de cette guerre vont se faire de plus en plus rares, il va falloir éduquer et informer nos générations futures, afin de conserver en mémoire que l'Homme est capable des pires horreurs, comme des plus beaux actes de bravoure.

J'ai décidé de faire visionner a ma fille plusieurs films traitant de ce sujet, peut être pas dans l'immédiat, mais d'ici un an.

Sur ma liste:

La vie est belle de Roberto Begnini

La rafle de Roselyne Bosch

La listes de Schindler de Steven Spielberg

Si vous en connaissez d'autre, n'hésitez pas.


Un extrait ou deux...:

"Le regard des autres est pire que la faim. Il déchire les entrailles, arrache des larmes de sang. Il vous pousse à maudire le destin d'être né différent. On en finit par souhaiter de devenir invisible. Au plus profond d'eux-mêmes, la plupart des humains entretiennent la phobie de ce qui n'est pas eux. Lorsque vint le moment de nous séparer de nos étoiles, nous l'avons compris sans même nous parler."

"C'est ce jour précis que j'ai compris à quel point la souffrance des autres peut nous faire oublier la nôtre."

"A Auschwitz, mes enfants, il n'y a rien à comprendre. Tout ce qui est arrivé ne pourra jamais s'expliquer avec des mots. Tout cela a existé, c'est tout ce qu'il faut en retenir."


Une (des) image(s):



Peinture de Wladyslaw Siwek, 1946 

Musée d'Etat d'Auschwitz-Birkenau