Affichage des articles dont le libellé est Défi lecture 2017. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Défi lecture 2017. Afficher tous les articles

mercredi 1 novembre 2017

Paradis tropical ? - Élastique nègre - Stephane Pair - Fleuve noir






Loin de l'image d’Épinal que l'on se fait, Stéphane Pair nous décrit une Guadeloupe, rude, violente, en prise avec les trafics de drogues - cocaïne, crack.
Le portrait des ghettos et des bidonvilles existants dans ces îles des Caraïbes. 
Dans un roman choral maîtrisé de bout en bout, nous plongeons tête la première dans l'univers des petites frappes et des grands trafiquants - ceux pour qui l'addiction des uns n'est qu'un moyen sûr de se faire de l'argent - sans états d'âmes.

"C'est ensuite que le roman a pris pour moi de la vitesse. Les autres, je sais pas, mais moi toute la merde que je pensais déjà transformée, expédiée en or sur un compte off shore s'est mise a peser grave dans le fond des mes Timberland timal' et je me suis mis à courir avec tout ce poids pour sauver ma vie. Mais, il faut le dire, je ne me savais pas encore tout à fait sur la corde à ce moment-là."


Pointe à Pitre - Samedi jour de marché - Rue piétonne


Ici l'auteur nous conte, au rythme des Gwo Ka une tranche de vie de la Guadeloupe, et la Guadeloupe elle même, un personnage à part entière, qui vit comme elle peut, loin de la métropole, oubliée de l'état. 


David Murray and the Gwo Ka Master 


Ici on se débrouille comme on peut pour sortir la tête de l'eau, avoir un semblant d'avenir. Chacun s'y prend à sa façon...Elle n'est pas toujours en règle mais permet de vivre.




4ème de couverture:



« Elle n’a pas senti mon amour se gâter à l’ombre grandissante de ma colère. Rien n’est venu et j’ai décidé ce soir de relâcher l’orage. »

Vieux-Bourg, Guadeloupe.
Sous la lune, le chasseur de crabes a vu progresser un groupe d’hommes dans la mangrove. C’est là, dans les entrailles mêlées de la terre et des eaux, qu’on retrouve le corps d’une femme blanche.
Qui était-elle ?
Les rêves du lieutenant-colonel Gardé sont pleins d’amantes à la peau lisse et noire comme celle des boas. Il mène l’enquête sur le cadavre du canal des Rotours, mais se heurte au mutisme et à la méfiance. En tête des suspects, le jeune dealer Vegeta, cerveau du réseau local, roi parmi les chiens, consumé par une douleur secrète.
Des squats de Pointe-à-Pitre au volcan endormi de Montserrat, de Key West à Sainte-Lucie, une immersion envoûtante dans un monde où la beauté animale n’a d’égale que la bestialité qui sommeille au fond des hommes.



Défi lecture 2017: Catégorie 32 
  Un livre publié cette année (défi 2015)

Sombre lumière - Les lucioles - Jan Thirion - Lajouanie





Tyrone a arrêté de grandir depuis la disparition de sa mère, il s'est enfermé dans une bulle. Sourd et muet au monde mais avec une vision assez claire de celui-ci.
Dans sa famille recomposée la vie est agréable et heureuse. 
Puis vient le temps des Lucioles...
Un nouveau parti qui promet le bonheur à chacun. Un engouement général se matérialise autour de ces Lucioles, les élections en est l'apogée. 
Après la fête arrive la douleur, le mépris, les désillusions.
A coup d'autodafé, d'enfermement, d'exclusion, la vie change du tout au tout dans la petite ville de Lanormale-les-Ponts, et dans tout le pays. Le cauchemar commence... 

Dans ce petit roman sous couvert de "fable" un message contre l’embrigadement, le totalitarisme vu par un enfant. Cette histoire nous rappelle les heures les plus sombres de l'histoire du XXème siècle, mais se termine sur une note d'espoir et de retour à la raison.

4ème de couverture:


Depuis la disparition de sa mère, Tyrone ne parle plus et semble ne plus entendre. Il a également arrêté de grandir. Il vit avec son père, sa belle-mère et ses frères et sœurs dans une petite ville tranquille jusqu’à l’arrivée des Lucioles, un nouveau parti politique. Les Lucioles séduisent, promettent des lendemains qui chantent, gagnent le cœur des gens, puis les élections. Vient alors le temps maudit des autodafés, de l’éloignement des vieux et des malades, de la séparation des familles, de la rééducation des jeunes, etc. Le garçon que son jeune âge protège momentanément, survit à cette dictature accompagné de son chien. Ce dernier lui est enlevé...


Jan Thirion signe ici un roman... d’actualité. Le parti qui prend le pouvoir — démocratiquement rappelons-le — fait inévitablement penser aux partis extrémistes, intégristes qui éclosent et séduisent un peu partout. Mais le propos de l’auteur ne s’arrête pas à cette dénonciation politique. Les Lucioles est aussi et surtout un roman d’apprentissage. Le héros découvre au long de ses aventures, une palette de sentiments, bons ou mauvais, qui font et sont la vie. La présence à ses côtés de son chien, puis son absence sont ainsi des moments d’une rare intensité.


La lecture de ce beau roman achevée, on est ému, bouleversé et... rassuré. Car tout ceci n’est qu’une histoire non ?


Défi lecture 2017, catégorie 28: Une dystopie

Ni bruit ni fureur - Les saisons et les jours -Caroline Miller - Pocket







C'est un petit coin de Georgie, la famille Carver venue de Caroline y a élue domicile. La terre est bonne. 
Ici pas de bruit et de fureur, le premier voisin est à 10 kilomètres. Une petite communauté qui se retrouve pour les fêtes de moissons et les événements qui rythment la vie de ces pionniers.
Aucune précipitation dans les gestes de tous les jours, on vit au fil des saisons et des jours qui coulent lentement.
Avec les aléas météorologiques, les drames et les joies. On devient taiseux face aux sentiments, pas besoin de dire les choses, on se comprend d'un coup d’œil, d'un geste. 



Une fois par an il faut faire le voyage de la côte afin de vendre et d’échanger les produits, les récoltes. Afin de s'informer  sur le monde.

Puis la communauté s'agrandit, au lieu qu'un ancien passe une fois par an afin de célébrer mariages, funérailles, bénir les moissons, un pasteur s'installe. Les gens se regroupent autour d'un lieu de prière d'une école, une petite ville prend naissance.

Suivre la vie et l'évolution de la famille Carver-Smith m'a enchantée. Mais attention ce livre se lit au rythme des saisons, il faut prendre son temps afin de s'immerger dans la vie de cette famille de pionniers. 

Prix Pulitzer 1934.


Défi lecture 2017, catégorie 47 : Un livre avec un titre qui a un élément de temps, chronologique

Sur les planches, la vie - Une fois dans ma vie - Gilles Legardinier - Flammarion



Une fois dans ma vie
Gilles Legardinier

Editions Flammarion







Le coeur d'un théâtre qui bat au rythme de celui de sa gardienne, de toute une équipe dévouée.
Nous suivons les questionnements d'Eugénie la gardienne, son passage à vide. Jusqu'au sursaut où le sentiment du "Je ne suis plus utile à personne" se transforme en énergie positive, et la lance dans une suite d'aventures quotidiennes où les quiproquos sont légions.
Avec ses deux amies, elles représentent un panel générationnel, qui ici prouve que malgré la différence d'âge, nous pouvons tous nous trouver des points communs, et créer des amitiés plus forte que tout.
Ces trois femmes vont partir à la conquête de la vie, de l'amour, remonter la pente, chacune à sa façon. Avec l'aide de l'une ou de l'autre ou des deux. Se succéderont des situations rocambolesques et cocasses. Avec toujours en toile de fond la vie du théâtre, en difficulté. 
Les membres bénévoles de la troupe, sont des personnages hauts en couleur, loufoques, blessés, sensibles. Toute cette galerie de personnages trouve sa place dans le coeur du lecteur.
Mais le théâtre est sur le point de fermer ses portes, et il faut le sauver, alors Eugénie, gardienne au dévouement immense, entreprend une oeuvre magistrale, mettre en scène la vie.


Encore une fois Gilles Legardinier nous emmène au coeur de l'humain. Avec ses bons et mauvais côtés. Nous annonce que vivre en bonne intelligence les uns avec les autres est possible.
Et si l'Etre Humain n'était pas que mauvais ? Et si nous nous faisions confiance ? Et si nous ne regardions que le meilleur qu'il y a en chacun de nous ?

Gilles Legardinier est pour moi, mon rendez-vous annuel avec l'humain, la bonté, la beauté de chaque personnes croisées sur le chemin de la vie.


dimanche 17 septembre 2017

Voodoo child - N'y descendez jamais - Fabrice Liégeois - Auto-édition







Venez vous installer dans le salon d'Aby, écoutez son histoire, comme si vous en étiez le réceptacle. Branchez le magnéto et ouvrez vos oreilles.
Etes-vous prêt à rencontrer Aby ? Cette chabine aux yeux clairs.
Son histoire n'est pas ordinaire, enfant des bayous, petite fille de prêtresse vaudou, fille du diable. 
Aby a grandit sous le règne de la terreur. Un père violent et destructeur, une mère effacée mais aimante, une fratrie nombreuse, exclusivement des filles. Et sa Jaja, amour de sa vie.





Entre Louisiane et New-York, le destin peu ordinaire de cette enfant devenue manchote, suite à un accident de la route, jusqu’à devenir reine de la 129ème rue, Harlem.
Dans un quotidien lourd et effrayant Aby va petit à petit renforcer son mental, puis la folie va s'insinuer insidieusement. 
De la difficulté à relater une histoire où la victime devient bourreau, sans jugement ni complaisance.
Ici Aby nous raconte son histoire, son point de vue, ici Aby s'adresse à vous lecteurs, sans faux semblants. 
Ici vous êtes le témoin de la survie. 
Ici vous êtes dans une cérémonie vaudou où la prêtresse vous guide.



Voilà vous y êtes, une vérité va vous être contée, effrayante, silencieuse, terrible, folle. 

Venez découvrir le conteur, Fabrice Liégeois, qui se cache derrière ces pages, il vous prend par la main à la découverte des secrets d'Aby, mais surtout N'y descendez jamais !


Défi lecture 2017, catégorie 17: Le premier livre d'un auteur.

samedi 29 juillet 2017

American dream - Le gang des rêves - Luca Di Fulvio - Pocket







"C'est un monde dont on ne sort jamais. Un monde sans portes ni fenêtres, pensait Christmas. Mais moi, je m'en irai !"




Qui es-tu Christmas Luminita ?

Un enfant grandit entre une mère prostitué et son mac Sal. Les petites frappes du ghetto italien, les figures de gangsters qui ont une réputation à défendre.

Un enfant solaire, habité par une détermination hors du commun. 

Le petit prince du Lower East Side.


De l'arrivée de la mère aux Etats-Unis dans les années 1910 à l’ascension du fils durant les années 1920. La prohibition, les guerres de gangsters, l’opposition entre les bandes Italiennes, Juives, les noirs toujours relégués par tous à des moins que rien. 

Nous sommes à New-York !!

La ville de tous les possibles. 

Le rêve américain. 

De la réussite fulgurante à la chute non moins fulgurante.

La lutte des gamins des ghettos pour survivre.

La rencontre de l'amour par une soirée sordide, une promesse faite à une jeune fille, un amour fou et inconditionnel.

Tout ça cristallisé en Christmas Luminita.

Tout commence par un viol à Aspromonte, Italie, au début du XXème siècle. Sa mère Cetta ne peut échapper à l'ami de son patron, elle n'a que 13 ans.

Naîtra Natale, rebaptisé Christmas par les autorités américaines.
Avec son bâtard, elle quitte l'Italie et part pour le rêve américain. La traversé est rude mais Cetta est déterminée à arriver. 
Ils sont nombreux en ce début de siècle à espérer mieux, ils se bousculent à l'entrée. Ellis Island voit débarquer par millier ces migrants. Beaucoup d'appelés et peu d'élus.

Alors voilà, aujourd'hui je suis tombée amoureuse de Christmas Luminita, un personnage animé par une flamme d'une grande ardeur.

C'est la deuxième fois.

La première c'était il y une vingtaine d'années, le prince Muichkine, L'idiot de Dostoïevski.

Tous deux sont des personnages solaires et attachants. 


Un roman de 943 pages, réjouissant, très noir et extrêmement lumineux et porteur d'espoir.

Un roman cinématographique, chaque scène est visuelle. On se retrouve dans un film de Martin Scorsese.


Un énorme coup de coeur !

4ème de couverture:

New York ! En ces tumultueuses années 1920, pour des milliers d’Européens, la ville est synonyme de « rêve américain ». C’est le cas pour Cetta Luminata, une Italienne qui, du haut de son jeune âge, compte bien se tailler une place au soleil avec Christmas, son fils. Dans une cité en plein essor où la radio débute à peine et le cinéma se met à parler, Christmas grandit entre gangs adverses, violence et pauvreté, avec ses rêves et sa gouaille comme planche de salut. L’espoir d’une nouvelle existence s’esquisse lorsqu’il rencontre la belle et riche Ruth. Et si, à ses côtés, Christmas trouvait la liberté, et dans ses bras, l’amour ?


Défi lecture 2017, catégorie 65 : un livre qui ne va dans aucune autre catégorie (sauf celle-là)






vendredi 7 juillet 2017

Le mystère des artefacts - Le premier miracle - Gilles Legardinier - Flammarion





Vous connaissez Gilles Legardinier, pour ses comédies, ses feel good books avec chats en couverture. 
Sachez que ses deux premiers romans sont des thrillers, dont un que j'ai particulièrement apprécié, "Nous étions les hommes".
Cette fois l'auteur nous propose un roman à mi-chemin entre ses thrillers et ses comédies.
Rien ne prédisposait Ben Horwood à croiser la route de Karen Holt. Le premier est historien, la seconde est agent du gouvernement Britannique dans une cellule endormie. Mais cela est sans compter sur des vols étranges. 
Alors bien malgré lui Ben est entraîné sur la piste d'un voleur qui ne recule devant rien pour s'approprier d'anciens artefacts.
Mais à quoi peuvent-ils donc servir ? Quelle expérience plus que millénaire vaut l'acharnement de ce mystérieux voleur ?
Au fil des pages l'auteur nous dévoile un secret bien gardé. Jusqu'au postulat final qui m'a mise mal à l'aise de par sa crédibilité.


Entre alchimie, science, humour et une intrigue bien ficelée, j'ai suivi avec délice les aventures de Ben et Karen.
Un travail de recherche considérable a dû être nécessaire pour l'écriture de ce roman.

J'aime retrouver la plume de Gilles Legardinier, il y a de la chaleur dans ses mots, de l'humain dans ses phrases.



4eme de couverture


«- Cette femme m'a tiré dessus.
- Dans notre métier, tout le monde fait ça sans arrêt. Ne jugez pas Karen sur un malheureux coup de feu. Vous verrez, c'est une jeune femme remarquable.
- Qui êtes-vous?
- D'habitude, on est les gars payés à ne rien faire, mais depuis quelque temps on a énormément de travail. Dites-moi, croyez-vous au pouvoir des objets sacrés dont vous parlez dans votre thèse?
- Je traitais surtout des tyrans qui ont cherché à se les approprier. La science a rendu obsolètes beaucoup de théories ésotériques... Dommage, j'aimais bien l'idée que des pouvoirs inconnus restent à découvrir.
- Et si c'était le cas? Si certains pouvoirs se cachaient encore derrière les mystères que nos chercheurs n'arrivent toujours pas à percer? Et si un type assez riche ou une organisation assez puissante était en train de chercher à les réveiller?
- Sérieusement? Dans notre monde si matérialiste, coincé entre les soldes et des compétitions de dopés? Il faudrait qu'il soit sacrément illuminé...
- ...ou qu'il sache quelque chose que nous ignorons. Quelqu'un bouge ses pions dans l'ombre, pour une partie dont les enjeux vont vite nous dépasser. Dans nos métiers, il n'y a pas pire situation. Comme le disait le grand Winston, c'est le meilleur moyen de l'avoir dans l'os.»
Avec ce nouveau roman, Gilles Legardinier allie pour la première fois tous les talents qui ont fait de lui un exceptionnel auteur de best-sellers. Dans une aventure qui associe le suspense, I'humour, l'humanité et une intrigue fascinante, il nous entraîne aux confins des mystères de la science et de I'Histoire...


Défi lecture 2017, catégorie 63 : Un livre avec un soleil ou une lune sur la couverture.

samedi 3 juin 2017

Immersion en guerre civile - De cauchemar et de feu - Nicolas Lebel - Marabout






Ah Mehrlicht !! Petit homme grognon au visage de batracien et au savoir encyclopédique. Quel plaisir de te retrouver toi, ton équipe et ton sempiternel stagiaire (ici une jeune femme avec une vision quelque peu utopique de la maison Police). 


Dans ce 4ème opus Mehrlichtien, Nicolas Lebel nous propulse dans un passé pas si lointain, sur les terres d'Ulster. Une immersion en guerre civile et religieuse qui mît l'Irlande du Nord à feu et à sang pendant des décennies. Le 30 janvier 1972, le Bloody Sunday , fût l’événement qui marqua la lutte d'une communauté pour la liberté et les droits civiques (un pendant à la lutte des droits civiques aux Etats-Unis).



Entre passé à Derry et présent à Paris, nous assistons à la genèse d'un redoutable tueur, le Far Darrig ou Croquefeu, qui met l'équipe sur les nerfs. Une diatribe intelligente sur l'intégrisme religieux quel qu'il soit, une mise en garde contre le fanatisme.
Avec des touches d'humour, (les sonneries de téléphone savoureuses, les expressions françaises dans la bouche du flic British, Tullamore, référence au bon Whiskey irlandais ?), et une grande connaissance du sujet traité. 

Mais que vient faire le conflit Nord-Irlandais sur les terres de Mehrlicht ?
Que vient faire l'IRA dans le XIIe arrondissement de Paris ?
Qui sont ces hommes retrouvés morts dans des circonstances troublantes ? Qui est cet énigmatique Far Darrig ? 

Toute mon enfance j'ai vécu avec ce conflit aux portes de la France. Sans jamais vraiment m'en préoccuper. Bien sûr il s'invitait souvent à l'heure du repas aux journaux télévisés. Mais jamais je ne me suis immergé à ce point avec l'envie d'en connaitre les tenants et les aboutissants.



On retrouve aussi un Mehrlicht qui ose soulever un peu sa carapace afin de nous laisser entrevoir son humanité, cachée sous son caractère bourru.

Et un grand merci à Nicolas Lebel pour les tableaux cachés dans ses ouvrages 😉, j'adore jouer à deviner. Ainsi que pour l'ouverture de mon dictionnaire afin d'enrichir mon vocabulaire.




4ème de couverture:


Paris, jeudi 24 mars 2016 : à quelques jours du dimanche de Pâques, le cadavre d’un homme d’une soixantaine d’années est retrouvé dans un pub parisien, une balle dans chaque genou, une troisième dans le front.
À l’autopsie, on découvre sur son corps une fresque d’entrelacs celtiques et de slogans nationalistes nord-irlandais. Trois lettres barrent ses épaules : IRA.
Le capitaine Mehrlicht fait la grimace. Enquêter sur un groupe terroriste irlandais en plein état d’urgence ne va pas être une partie de plaisir. D’autant que ce conflit irlandais remonte un peu.

Dans ce quatrième opus, Nicolas Lebel nous entraîne sur la piste d’un un assassin pyromane, un monstre né dans les années 70 de la violence des affrontements en Irlande du Nord, qui sème incendie, chaos et mort dans son sillage, et revient aujourd’hui rallumer les feux de la discorde à travers la capitale.




Défi lecture 2017, catégorie 48 : Un livre d'un auteur né la même année que soi.


samedi 6 mai 2017

Pandémie - OutRage - Yves Tanguy - Goater Noir





Charlie est inquiet pour Sarah, son amoureuse. Le dernier jour d'école, elle est tombée dans le coma. Alors Charlie reste avec elle à l’hôpital, en espérant qu'elle se réveille. 

Pendant ce temps une épidémie se répand comme une traîné de poudre dans Paris.
Des hommes, des femmes et des enfants souffrent d'une forme de rage, dont les symptômes se développent en 24 heures.
Le père de Charlie est policier, et est réquisitionné pour combattre le fléau qui s'abat sur la ville.
Un médecin chef de service, qui se dévoue corps et âme pour ses patients.
Un chercheur, pas très clair, chargé par l'état de créer le vaccin contre ce virus.

Tous les personnages vont se retrouver coincés dans l’hôpital, pour servir un huis-clos éprouvant.

La question qui se pose a la fin du livre, est assez critique: jusqu'où vont les grandes entreprises pour imposer leur lobbying ?

Malgré des incohérences qui ont un peu gênés ma lecture, les passages où Charlie s'exprime sont drôles et tendres. 

"Papa il veut qu'on monte au septième étage, moi je suis d'accord mais les deux méchants refusent de monter tant qu'ils n'ont pas la munité. Moi, perso, la munité je ne sais pas ce que c'est."

"Le docteur qu'est vieux il est triste. Il est méchant et triste en fait. C'est comme si tout ce qui ne lui est pas encore arrivé le rendait triste à l'avance."



4ème de couverture:

Un môme de dix ans s'incruste à l’hôpital au chevet de son amoureuse plongée dans le coma. Une vague d'agressions barbares secoue Paris. Un virus se répand, semant la panique dans les quartiers. Isolés dans un CHU en quarantaine, un groupe de naufragés tente de survivre. Un état de panique. Des médias en roue libre. des malades dans les rues.



Défi lecture 2017, catégorie 23: Un livre dont un des personnages est un docteur (même un petit rôle)
   

mercredi 26 avril 2017

On n'est pas sérieux quand on a 17 ans - Je suis sa fille - Benoît Minville - Sarbacane







C'est l'histoire de Joan et son père.
C'est l'histoire de Joan et Hugo.
C'est l'histoire d'Hugo et Blanche.
C'est l'histoire de Joan et Blanche.
C'est l'histoire de Joan, Hugo et Blanche.
C'est l'histoire de Joan face à elle même.
C'est l'histoire d'un road trip sur la N7.
C'est l'histoire du grand capital.
C'est l'histoire des visages écrasés.
C'est l'histoire d'un grand cri de rage.

"Papa, je pars te venger, et je veux croire, pour me donner du courage ou légitimer mon choix, que TOUS les enfants qui aiment leurs parents comme je t'aime feraient de même. C'est pour ça que nous sommes là, non ? Pour que vous soyez fiers de nous et que nous réussissions là où vous avez échoué, enfin...là où vous vous êtes arrêtés. pour que nos rires vous rendent la vie moins pire qu'elle n'est, ou plus belle, ça dépend des jours. Merci du cadeau."

C'est l'histoire d'une amitié.
C'est l'histoire d'un amour filiale.
C'est l'histoire de valeurs transmises.
C'est l'histoire d'un peu de liberté.
C'est l'histoire de choix.
C'est l'histoire de limites.
C'est l'histoire de la vie.
C'est l'histoire de la mort.


"J'ai pas demandé à voir tes larmes séchées sur tes joues, ces crevasses dans ton être, causées par tout ça. Je n'ai pas demandé à pâtir de votre boulimie de temps, de votre appât du gain, quand moi je voulais goûter à la vie en toute simplicité. Et je n'arrive pas à conjurer les souffrances inutiles ; je n'accepte plus les gros titres désespérés. Et JE change les règles du jeu, pour qu'ON avance encore. Au prix fort. Un prix qu'ils ne pourront jamais mettre sur ma morale. Jamais.
Grâce à toi.
A toi Papa, que je retrouve dans ce songe et que je voudrais pleurer le plus tard possible, pour rire encore, pour me sentir petite fille encore et pour pouvoir éduquer un jour, aussi bien que toi, l'enfant qui fera de toi un grand-père et de moi une maman."

C'est une histoire que j'ai aimé, très fort.
C'est une histoire qui m'a fait vibrer.
C'est une histoire de Benoît Minville.
Et Benoît Minville a un truc incroyable pour raconter des histoires.


Défi lecture 2017, catégorie 12 : Un livre ado (young adult)

vendredi 14 avril 2017

Neige et sueurs froides - Quand la neige danse - Sonja Delzongle - Denoël - Sueurs Froides







Après nous avoir entraînés dans la chaleur de l'Afrique à la recherche d'enfants albinos dans Dust, Sonja Delzongle nous mène dans l'hiver glaçant de la région de Chicago, pour retrouver 4 fillettes disparues.


Quel plaisir de retrouver Hannah Baxter, profileuse atypique avec des méthodes flirtant avec le paranormal. Dans cet opus, la profileuse prend plus d'épaisseur, on découvre un peu plus ses failles.
Mais Sonja n'en fait pas le point central du roman, non, elle laisse la place à l'intrigue, qui est le noyau de cette histoire.
La disparition d'enfants, sujet délicat, mené avec brio, sans jamais tomber dans le pathos.
L'auteure m'a menée par le bout du nez, avec une maîtrise incroyable, et je me suis laissée faire avec délice. J'ai pris des pistes, parfois alambiquées, qui me sont revenues en pleine face tel un boomerang.
A plusieurs reprises, je me suis exclamé "Oh la vache !". J'ai vécu avec les personnages la tension grandissante au fil de l'enquête.




                        

                       Debussy, Quand la neige danse.



4ème de couverture


Février 2014, au nord de Chicago. La neige et le blizzard semblent avoir pétrifié la petite ville de Crystal Lake. Un matin, le médecin Joe Lasko reçoit un paquet. Y repose une magnifique poupée aux cheveux longs et roux, sosie de sa fille Lieserl disparue depuis plusieurs semaines. Comble de l'horreur : la poupée est vêtue exactement comme Lieserl le jour où elle s'est volatilisée.
Ce n’est pas tout. Depuis un mois, quatre fillettes ont été enlevées, et chacune des familles va recevoir une poupée. Joe, jeune divorcé, décide de mener sa propre enquête, aidé par une détective privée dont il était secrètement amoureux des années plus tôt. Conscients que l'affaire les dépasse, tous deux appellent à l'aide Hanah Baxter, la célèbre profileuse, et son inséparable pendule. Quelque part dans Crystal Lake, depuis très longtemps, quelqu'un s'en prend aux enfants. Les détient-il prisonnières? Sont-elles encore en vie?


Défi lecture 2017, catégorie 16: Un livre qui se déroule dans une atmosphère froide.

vendredi 24 mars 2017

Vengeance - Lux - Maud Mayeras - Anne Carrière






C'est l'histoire de nos monstres intimes, reliques de notre enfance, façonnés par l'adolescence, ranimés par l'âge adulte.

Des premiers émois à la vengeance. Une vengeance ruminée pendant 20 ans. Que va trouver Antoine en revenant sur cette terre lointaine et écrasée de soleil et de pluie ?

Une vague gigantesque qui va tout emporter sur son passage.


"La vague, ils l'entendent encore ronronner. Elle vibre sous leurs pieds et tapisse leurs poumons, ils la respirent. Elle les a pénétrés tel un amant indocile et enveloppés comme une mère aimante. Elle est eux, et ils ne risquent plus rien. Elle ne leur fera plus de mal."


Avant d'attaquer ce livre je ne savais pas trop à quoi m'attendre tant j'avais entendu qu'il était bien différent des précédents. Une petite appréhension m'étreignait tant j'avais peur d'être déçue. Mais c'était sans compter sur le talent de Maud Mayeras, et oui cette jeune auteure, avec 3 romans à son actif, est douée. J'aime son univers sombre, très sombre, et, malgré tout, elle arrive avec délicatesse à insuffler de la poésie dans cette noirceur, à mettre de la lumière dans les ténèbres.

Étonnante Maud Mayeras !





4ème de couverture




C’est l’histoire d’un retour, d’une sentence et d’une vague qui monte à l’horizon.

2016. Antoine Harelde débarque à Ceduna, dans les terres arides du sud de l’Australie.

Vingt ans auparavant, il a passé un été dans cette petite ville perdue et, en l’espace de trois mois qui l’ont vu quitter l’adolescence, il a connu la joie, l’amitié, l’amour et l’horreur.

Aujourd’hui il est un homme. Il n’a pas oublié, il n’a rien pardonné.

Mais la justice prend d’étranges et inquiétantes couleurs à la lumière de l’apocalypse.

Ballade meurtrière sur fond de fin des temps, Lux est le roman de la confirmation d’une jeune auteure au sommet de son art.


Défi lecture 2017 : Catégorie 8 --> 
Un livre qui raconte l'histoire d'une vengeance 



Intégration - Sweet sixteen - Annelise Heurtier - Casterman poche





1954 la cours suprême des Etats-Unis proclame la ségrégation dans les écoles comme anticonstitutionnelle. 
1957 Little Rock, 9 élèves noirs - surnommés les 9 de Little Rock - tentent l'intégration dans un lycée pour blancs.

Annelise Heurtier nous raconte leur histoire et leur combat.



La force de ce roman est de nous faire vivre cette année d'intégration de l'intérieur. Nous avons tous en mémoires les images vues de ces 9 lycéens entrant au Lycée, escortés par des militaires afin que l'ordre soit respecté.


Nous allons suivre particulièrement une de ces élève, Molly, et ressentir avec elle la cruauté et l'injustice subies par ces enfants - parce que oui, c'étaient des enfants. 
Envoyer en première ligne ces enfants était d'une violence inouïe, dans un climat d'hostilité à son paroxysme, mais certainement nécessaire afin de faire progresser le mouvement des Droits Civiques. 



"Avec le temps, elle avait pensé que, au lycée, la situation s'améliorerait, mais au contraire, elle avait l'impression que chaque jour était pire que le précédent. L'intégration avait légalement été entérinée, leur sécurité était quasiment assurée par la présence des soldats, mais ce n'est pas pour autant que les Blancs avaient abandonné. Ils avaient simplement changé leur fusil d'épaule."

De l'autre coté de la barrière, se trouvent les blancs qui leur font subir les pires humiliations. Et dans cette folie collective, une petite lumière, celle de Grace.

"Depuis que ça lui était arrivé, elle était convaincu qu'ils avaient eu raison, et que leur combat était juste. Ce qu'elle avait vécu démontrait justement à quel point la situation était grave. Elle avait été passée à tabac parce qu'elle avait...parlé à des gens qui n'avait pas la même couleur de peau."


Un livre à lire sans modération, à faire lire à vos enfants (dès 12 ans).


Défi lecture 2017 : Catégorie 40 -->
Un livre de ma Wish List (liste d'envie) (défi 2016)

dimanche 12 mars 2017

Le cureton se rebiffe - Je m'appelle Requiem et je t'... - Stanislas Petrosky - Lajouanie








Etre curé et s'appeler Esteban Lahydeux, c'est pas très classe, alors il se fait appeler Requiem, et là tout de suite ça vous pose le personnage ! 
Requiem, faut pas trop le chauffer sinon c'est une volée de bois vert qui vous est servie. Alors quand une môme qui gagne sa vie pas très catholiquement vient à confesse et lui parle du message troublant qu'elle à reçu, ni une ni deux notre chevalier en soutane enfourche son fier destrier (une Ford Mustang du feu de Dieu) et part à la castagne.
Stanislas Petrosky vous emmène à la chasse aux démons. 



Pour ne pas trop froisser le patron, il gère son ministère avec bienveillance et assiduité.




Pour qui a grandit sur un air d'Audiard et Frédéric Dard, Requiem est un hommage à ces deux amoureux des mots gouailleurs, imagés, argotiques. 

Les réflexions truculentes, m'ont souvent fait rire.

Mais pas que...l'auteur vous donne à réfléchir sur les turpitudes de l'être humain, dans notre monde actuel plutôt bien malade. 

"Il y a des choses que j'ai du mal à comprendre, à assimiler...comment peut-on jouir dans la torture, comment peut-on prendre son pied en infligeant la douleur."

"Comment l'homme peut il être aussi vil, aussi sadique, aussi déshumanisé ?"


                           



Défi lecture 2017 : Catégorie 55 --> 
Un roman préfacé par quelqu'un d'autre que l'auteur

lundi 27 février 2017

République bananière - Confessions d'une sardine sans tête - Guy Alexandre Sounda



Confessions d'une sardine sans tête
Guy Alexandre Sounda

Editions Sur le fil





Quand un écouteur assermenté plonge dans les cauchemars d'un ancien milicien, ce n'est pas de tout repos. 

Dans un pays imaginaire, mais s'inspirant du Congo-Brazzaville, nous sommes en pleine guerre civile. 
Fabius Mortimer Bartoza, dit Sardine-sans-tête, est jeune lorsque son père est assassiné par les hommes à la solde du président alias Sa-Majesté-La-Chose.
Son délit, avoir peint des visages sur les palissades de sa maison.
Petit à petit dans cette contré sans avenir, Fabius Mortimer va se faire enrôler dans une milice opposée a la dictature des Moustachus et des Bérets rouges.


Quel étrange roman que celui-là, des moments de lecture jubilatoires, des associations de mots réjouissantes, mais des digressions et des longueurs qui m'ont fait perdre le fil du récit de temps en temps. 

"Moi, chère petite, à leur place, j'aurais mis le feu aux kilomètres de baratins et de promesses utopiques. Finalement, tu vois, la politique est la même partout: on papote sur la forme, on éjacule dans le fond, on fait mine d'innover, mais l’évidence est têtue: les politiciens, jaunes ou noirs, viennent tous d'un même cloître où l'on fabrique des lanternes avec des lambeaux de vessies"

Un roman très critique sur les "républiques" africaines, sur la politique en général.


4ème de couverture

« Je traversais une petite folie quand même. Une petite folie ou une déconnade, appelle ça comme tu veux, un voile qui m’empêchait de voir la nudité des choses. »

Un écouteur assermenté recueille sur son calepin les confessions par gestes de Fabius Mortimer Bartoza, un sexagénaire parisien que des gendarmes ont retrouvé au petit matin en compagnie de sa poupée russe, juché sur la statue d’Henri IV, clamant à cœur et à cris vouloir fêter enfin son trentième anniversaire et entamer une nouvelle vie. Et nous voilà embarqués dans les méandres du passé de cette Sardine-sans-tête, sorte de nom de code que portaient les miliciens sous les ordres de tonton Keban, un sous-officier rebelle de l’armée nationale opposé au Président Yango-na-Yango, alias Sa-Majesté-la-Chose, pendant la guerre civile qui sévissait à Gombo-la-capitale : de la dictature du régime des Moustachus et de l’oppression des Bérets Rouges à son exil et son errance sur les pavés parisiens, en passant par ses amours, ses embrouilles et ses fantômes, Fabius Mortimer nous dit tout de la vie des hommes au carrefour de l’Afrique et de la France – et surtout l’indicible ?


Défi lecture 2017 : Catégorie 57 --> un livre qui se passe sur plusieurs continents.

jeudi 9 février 2017

Akhänguetnö et sa bande - Samuel Sutra


Akhänguetnö et sa bande

 Samuel Sutra 

Editions Flamant Noir





Ah Tonton ! Mais quel numéro cet Aimé Duçon ! Avec sa bande de malfrats un peu bancale. Oui bancale.

" Il y avait tout d'abord Pierre, neveu de Gérard, élevé au rang de truand par népotisme appuyé davantage que par des talents affichés. Pierre était à l'équipe ce qu'un tournevis cruciforme est au clou, ou ce que la pompe à vélo est au Zodiac : un recours que l'on n'envisage pas avant d'avoir épuisé toutes les autres solutions, même les plus absurdes. Par un atavisme pervers et croisé, Pierre avait hérité de son oncle la même connerie brevetable, le même regard de bête à cornes et la même capacité d'éclairage qu'un psychanalyste mort."

 Mais tout de même il ne faut pas pousser Tonton dans les orties, alors quand une nuit il est réveillé par des bruits dans son jardin, son sang ne fait qu'un tour, et le voila parti à la recherche du cadavre volé.
Oui son jardin sert de cimetière aux nombreux corps de ses ennemis. Mais là, le cadavre est bien particulier.

Avec ses acolytes, ils vont partir sur la trace du tombeau du Pharaon Akhänguetnö, de la momie et du trésor qu'il contient. 


Après moult péripéties, et beaucoup de destructions, enfin le "Graal" est retrouvé.



Avec humour, des touches d'Audiard et San Antonio, des dialogues truculents, Samuel Sutra nous diverti avec classe. Une lecture très agréable, qui nous sort des polars classiques.

Les regards de travers lorsque je me marrais toute seule dans les transports en commun, ça n'a pas de prix ! Rien que pour ça merci Samuel ! 


4ème de couverture


Il y a deux mille cinq cents ans, la vallée d'Uroch voyait s'éteindre l'un des plus puissants pharaons de l'Histoire. Reposant dans son tombeau, accompagné de la montagne d'or ayant fait sa légende, le grand Akhänguetnö était prêt pour cette éternité qui s'offrait à lui, bien décidé à se la couler peinard. Deux mille cinq cents ans plus tard, sur les hauteurs de Saint-Maur, un autre grand homme s'apprêtait à passer une nuit tranquille. Tonton, baron de premier rang et truand légendaire, dormait de ce sommeil léger propre aux grands esprits, lui aussi bien décidé à se la couler peinard. Mais quel est le rapport entre ces deux histoires ? Attends, j'y arrive.Avant cette fameuse nuit, Tonton n'avait jamais entendu parler d'Akhänguetnö. Mais il a décidé de se mettre sacrément à niveau et de devenir incollable sur l'Égypte et son folklore. Tout ça pour répondre à la plus mystérieuse question de tous les temps : comment peut-on se retrouver avec un pharaon dans son jardin ? Si tu lis cette aventure, toi aussi tu deviendras incollable, je te le garantis !


Défi lecture 2017, catégorie 62: un livre dont le titre est drôle.

mardi 31 janvier 2017

Sang froid - La position des tireurs couchés - Nils Barrellon

La Position des tireurs couchés

Nils Barrellon

Editions Fleur Sauvage




Ma lecture


Zlatan Gubic, que ses collègues surnoment Ibra, est THP, tireur de haute précision. Il a la maîtrise de son mental, la maîtrise de son corps. Le sang froid indispensable à ce métier de haute volé.
Tout ça il l'a apprit lors du conflit qui a déchiré son pays, la Bosnie-Herzégovine. De sniper il est devenu THP.


"Il a peur de la douleur mais il n'a pas peur de la mort.
Cette vieille copine qui s'est tenue à ses cotés si longtemps. Une main froide posée sur son épaule. Zlatan a eu le temps de l'apprivoiser et il n'en a plus peur. A-t-on peur de ce qu'on connait ?"



Lorsqu'un meurtre, puis une avalanche de morts sur sa route, le font basculer dans l'enfer.


Avec adresse, l'auteur va nous emmener sur une piste, plus que probable, la vengeance. Jusqu'aux derniers chapitres, où le retournement de situation va nous laisser pantois. 

Un texte précis, documenté (sur la profession de THP, la guerre de Bosnie-Herzégovine), mâtiné de petites touches d'humour disséminées ça et là.

 " - Comment t'as su?
    - Le reflet.
    - Le reflet ? Quel reflet ?
    - Celui sur le bureau.
  - Pour voir les corps ? J'te parle pas de ça ! Comment t'as su qu'il essayait de se faire la malle au milieu des otages ? Qu'il avait refilé un flingue déchargé au grand ?
     - Je l'ai lu.
     - Tu l'as lu ? Tu déconnes ! Où ?
     - Sur son visage.
    Breck le regarde.
     - Et quand tu me regardes ? Tu vois quoi ?
     - Monsieur Propre. "


Ma première incursion dans l'univers de Nils Barrellon est une réussite. J'ai beaucoup aimé cette lecture.
Une mention spéciale aux éditions Fleur Sauvage, qui font un travail remarquable quant à leur couvertures, qui me titillent l’œil a chaque fois.


4ème de couverture


S'appeler Zlatan, attendre et viser juste
Tirer pour tuer
Rentrer chez soi
Mais surtout...
Faire gaffe sur la route !

Avec son écriture privilégiant l'efficacité, "La position des tireurs couchés" rend hommage à Jean-Patrick Manchette tout en nous offrant un thriller documenté, au rythme soutenu et au suspens haletant.


Défi lecture 2017, catégorie 1 : un livre de votre maison d'édition favorite.