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mercredi 1 novembre 2017

Ni bruit ni fureur - Les saisons et les jours -Caroline Miller - Pocket







C'est un petit coin de Georgie, la famille Carver venue de Caroline y a élue domicile. La terre est bonne. 
Ici pas de bruit et de fureur, le premier voisin est à 10 kilomètres. Une petite communauté qui se retrouve pour les fêtes de moissons et les événements qui rythment la vie de ces pionniers.
Aucune précipitation dans les gestes de tous les jours, on vit au fil des saisons et des jours qui coulent lentement.
Avec les aléas météorologiques, les drames et les joies. On devient taiseux face aux sentiments, pas besoin de dire les choses, on se comprend d'un coup d’œil, d'un geste. 



Une fois par an il faut faire le voyage de la côte afin de vendre et d’échanger les produits, les récoltes. Afin de s'informer  sur le monde.

Puis la communauté s'agrandit, au lieu qu'un ancien passe une fois par an afin de célébrer mariages, funérailles, bénir les moissons, un pasteur s'installe. Les gens se regroupent autour d'un lieu de prière d'une école, une petite ville prend naissance.

Suivre la vie et l'évolution de la famille Carver-Smith m'a enchantée. Mais attention ce livre se lit au rythme des saisons, il faut prendre son temps afin de s'immerger dans la vie de cette famille de pionniers. 

Prix Pulitzer 1934.


Défi lecture 2017, catégorie 47 : Un livre avec un titre qui a un élément de temps, chronologique

Sur les planches, la vie - Une fois dans ma vie - Gilles Legardinier - Flammarion



Une fois dans ma vie
Gilles Legardinier

Editions Flammarion







Le coeur d'un théâtre qui bat au rythme de celui de sa gardienne, de toute une équipe dévouée.
Nous suivons les questionnements d'Eugénie la gardienne, son passage à vide. Jusqu'au sursaut où le sentiment du "Je ne suis plus utile à personne" se transforme en énergie positive, et la lance dans une suite d'aventures quotidiennes où les quiproquos sont légions.
Avec ses deux amies, elles représentent un panel générationnel, qui ici prouve que malgré la différence d'âge, nous pouvons tous nous trouver des points communs, et créer des amitiés plus forte que tout.
Ces trois femmes vont partir à la conquête de la vie, de l'amour, remonter la pente, chacune à sa façon. Avec l'aide de l'une ou de l'autre ou des deux. Se succéderont des situations rocambolesques et cocasses. Avec toujours en toile de fond la vie du théâtre, en difficulté. 
Les membres bénévoles de la troupe, sont des personnages hauts en couleur, loufoques, blessés, sensibles. Toute cette galerie de personnages trouve sa place dans le coeur du lecteur.
Mais le théâtre est sur le point de fermer ses portes, et il faut le sauver, alors Eugénie, gardienne au dévouement immense, entreprend une oeuvre magistrale, mettre en scène la vie.


Encore une fois Gilles Legardinier nous emmène au coeur de l'humain. Avec ses bons et mauvais côtés. Nous annonce que vivre en bonne intelligence les uns avec les autres est possible.
Et si l'Etre Humain n'était pas que mauvais ? Et si nous nous faisions confiance ? Et si nous ne regardions que le meilleur qu'il y a en chacun de nous ?

Gilles Legardinier est pour moi, mon rendez-vous annuel avec l'humain, la bonté, la beauté de chaque personnes croisées sur le chemin de la vie.


samedi 29 juillet 2017

American dream - Le gang des rêves - Luca Di Fulvio - Pocket







"C'est un monde dont on ne sort jamais. Un monde sans portes ni fenêtres, pensait Christmas. Mais moi, je m'en irai !"




Qui es-tu Christmas Luminita ?

Un enfant grandit entre une mère prostitué et son mac Sal. Les petites frappes du ghetto italien, les figures de gangsters qui ont une réputation à défendre.

Un enfant solaire, habité par une détermination hors du commun. 

Le petit prince du Lower East Side.


De l'arrivée de la mère aux Etats-Unis dans les années 1910 à l’ascension du fils durant les années 1920. La prohibition, les guerres de gangsters, l’opposition entre les bandes Italiennes, Juives, les noirs toujours relégués par tous à des moins que rien. 

Nous sommes à New-York !!

La ville de tous les possibles. 

Le rêve américain. 

De la réussite fulgurante à la chute non moins fulgurante.

La lutte des gamins des ghettos pour survivre.

La rencontre de l'amour par une soirée sordide, une promesse faite à une jeune fille, un amour fou et inconditionnel.

Tout ça cristallisé en Christmas Luminita.

Tout commence par un viol à Aspromonte, Italie, au début du XXème siècle. Sa mère Cetta ne peut échapper à l'ami de son patron, elle n'a que 13 ans.

Naîtra Natale, rebaptisé Christmas par les autorités américaines.
Avec son bâtard, elle quitte l'Italie et part pour le rêve américain. La traversé est rude mais Cetta est déterminée à arriver. 
Ils sont nombreux en ce début de siècle à espérer mieux, ils se bousculent à l'entrée. Ellis Island voit débarquer par millier ces migrants. Beaucoup d'appelés et peu d'élus.

Alors voilà, aujourd'hui je suis tombée amoureuse de Christmas Luminita, un personnage animé par une flamme d'une grande ardeur.

C'est la deuxième fois.

La première c'était il y une vingtaine d'années, le prince Muichkine, L'idiot de Dostoïevski.

Tous deux sont des personnages solaires et attachants. 


Un roman de 943 pages, réjouissant, très noir et extrêmement lumineux et porteur d'espoir.

Un roman cinématographique, chaque scène est visuelle. On se retrouve dans un film de Martin Scorsese.


Un énorme coup de coeur !

4ème de couverture:

New York ! En ces tumultueuses années 1920, pour des milliers d’Européens, la ville est synonyme de « rêve américain ». C’est le cas pour Cetta Luminata, une Italienne qui, du haut de son jeune âge, compte bien se tailler une place au soleil avec Christmas, son fils. Dans une cité en plein essor où la radio débute à peine et le cinéma se met à parler, Christmas grandit entre gangs adverses, violence et pauvreté, avec ses rêves et sa gouaille comme planche de salut. L’espoir d’une nouvelle existence s’esquisse lorsqu’il rencontre la belle et riche Ruth. Et si, à ses côtés, Christmas trouvait la liberté, et dans ses bras, l’amour ?


Défi lecture 2017, catégorie 65 : un livre qui ne va dans aucune autre catégorie (sauf celle-là)






vendredi 24 mars 2017

Intégration - Sweet sixteen - Annelise Heurtier - Casterman poche





1954 la cours suprême des Etats-Unis proclame la ségrégation dans les écoles comme anticonstitutionnelle. 
1957 Little Rock, 9 élèves noirs - surnommés les 9 de Little Rock - tentent l'intégration dans un lycée pour blancs.

Annelise Heurtier nous raconte leur histoire et leur combat.



La force de ce roman est de nous faire vivre cette année d'intégration de l'intérieur. Nous avons tous en mémoires les images vues de ces 9 lycéens entrant au Lycée, escortés par des militaires afin que l'ordre soit respecté.


Nous allons suivre particulièrement une de ces élève, Molly, et ressentir avec elle la cruauté et l'injustice subies par ces enfants - parce que oui, c'étaient des enfants. 
Envoyer en première ligne ces enfants était d'une violence inouïe, dans un climat d'hostilité à son paroxysme, mais certainement nécessaire afin de faire progresser le mouvement des Droits Civiques. 



"Avec le temps, elle avait pensé que, au lycée, la situation s'améliorerait, mais au contraire, elle avait l'impression que chaque jour était pire que le précédent. L'intégration avait légalement été entérinée, leur sécurité était quasiment assurée par la présence des soldats, mais ce n'est pas pour autant que les Blancs avaient abandonné. Ils avaient simplement changé leur fusil d'épaule."

De l'autre coté de la barrière, se trouvent les blancs qui leur font subir les pires humiliations. Et dans cette folie collective, une petite lumière, celle de Grace.

"Depuis que ça lui était arrivé, elle était convaincu qu'ils avaient eu raison, et que leur combat était juste. Ce qu'elle avait vécu démontrait justement à quel point la situation était grave. Elle avait été passée à tabac parce qu'elle avait...parlé à des gens qui n'avait pas la même couleur de peau."


Un livre à lire sans modération, à faire lire à vos enfants (dès 12 ans).


Défi lecture 2017 : Catégorie 40 -->
Un livre de ma Wish List (liste d'envie) (défi 2016)

lundi 27 février 2017

République bananière - Confessions d'une sardine sans tête - Guy Alexandre Sounda



Confessions d'une sardine sans tête
Guy Alexandre Sounda

Editions Sur le fil





Quand un écouteur assermenté plonge dans les cauchemars d'un ancien milicien, ce n'est pas de tout repos. 

Dans un pays imaginaire, mais s'inspirant du Congo-Brazzaville, nous sommes en pleine guerre civile. 
Fabius Mortimer Bartoza, dit Sardine-sans-tête, est jeune lorsque son père est assassiné par les hommes à la solde du président alias Sa-Majesté-La-Chose.
Son délit, avoir peint des visages sur les palissades de sa maison.
Petit à petit dans cette contré sans avenir, Fabius Mortimer va se faire enrôler dans une milice opposée a la dictature des Moustachus et des Bérets rouges.


Quel étrange roman que celui-là, des moments de lecture jubilatoires, des associations de mots réjouissantes, mais des digressions et des longueurs qui m'ont fait perdre le fil du récit de temps en temps. 

"Moi, chère petite, à leur place, j'aurais mis le feu aux kilomètres de baratins et de promesses utopiques. Finalement, tu vois, la politique est la même partout: on papote sur la forme, on éjacule dans le fond, on fait mine d'innover, mais l’évidence est têtue: les politiciens, jaunes ou noirs, viennent tous d'un même cloître où l'on fabrique des lanternes avec des lambeaux de vessies"

Un roman très critique sur les "républiques" africaines, sur la politique en général.


4ème de couverture

« Je traversais une petite folie quand même. Une petite folie ou une déconnade, appelle ça comme tu veux, un voile qui m’empêchait de voir la nudité des choses. »

Un écouteur assermenté recueille sur son calepin les confessions par gestes de Fabius Mortimer Bartoza, un sexagénaire parisien que des gendarmes ont retrouvé au petit matin en compagnie de sa poupée russe, juché sur la statue d’Henri IV, clamant à cœur et à cris vouloir fêter enfin son trentième anniversaire et entamer une nouvelle vie. Et nous voilà embarqués dans les méandres du passé de cette Sardine-sans-tête, sorte de nom de code que portaient les miliciens sous les ordres de tonton Keban, un sous-officier rebelle de l’armée nationale opposé au Président Yango-na-Yango, alias Sa-Majesté-la-Chose, pendant la guerre civile qui sévissait à Gombo-la-capitale : de la dictature du régime des Moustachus et de l’oppression des Bérets Rouges à son exil et son errance sur les pavés parisiens, en passant par ses amours, ses embrouilles et ses fantômes, Fabius Mortimer nous dit tout de la vie des hommes au carrefour de l’Afrique et de la France – et surtout l’indicible ?


Défi lecture 2017 : Catégorie 57 --> un livre qui se passe sur plusieurs continents.

dimanche 8 janvier 2017

Une petite douceur - A Mélie, sans mélo - Barbara Constantine



A Mélie, sans mélo

Barbara Constantine

Editions Le Livre de Poche



Ma lecture


Mélie attend sa petite fille Clara pour l'été, c'est la première fois que Clara va passer 2 mois complets avec sa grand-mère. Alors Mélie a décidé de fabriquer de merveilleux souvenirs à sa petite Clara. Fi des résultats d'analyses qui ne sont pas flamboyants, surtout ne pas se préoccuper de ces choses triviales.


"Après le déjeuner, c'est Mélie qui décide du programme.
Hier, par exemple, elles ont passé plusieurs heures à regarder pousser les bambous. Mélie dit que s'ils grandissent de quinze à vingt centimètre par jour, on devrait pouvoir les voir pousser. Elles se sont installées dans des fauteuils, avec de quoi manger, boire, et écouter de la musique. Elles ont écouté La Traviata en entier. Mélie adore la Callas. Pour regarder pousser les bambous, c'est pas mal l'opéra...Il y a juste que, des fois, pour mieux écouter, on ferme les yeux. Et là, c'est possible que ce soit pile le moment où il se passe des choses..."


Comme à son habitude Barbara Constantine nous raconte des tranches de vie. Elle réussit à assembler des faits pas forcément joyeux pour en faire une petite douceur, un vrai feel good book. On se retrouve dans nos étés d’antan quand l'insouciance était le maître mot de nos longues journées estivales. Les baignades dans les rivières, manger les figues sur l'arbre...Enfin toutes ces petites choses qui, misent bout à bout font des souvenirs impérissables.



4ème de couverture



Mélie, soixante-douze ans, vit seule à la campagne. Sa petite-fille, Clara, vient pour la première fois passer toutes les vacances d’été chez elle. La veille de son arrivée, Mélie apprend qu’elle a un problème de santé… Elle verra ça plus tard. La priorité, c’est sa Clarinette chérie !

Mélie, le mélo, c’est pas son truc. Elle va passer l’été (le dernier ?) à fabriquer des souvenirs à Clara. Des rigolos. Comme regarder pousser les bambous en écoutant La Traviata, chanter sous la pluie des chansons de Nougaro, goûter les mauvaises herbes qui poussent le long des chemins. Il y a aussi… le vieux Marcel, qui va apprendre à Clara à faire de la mécanique, Fanette, sa mère, qui va lui trouver un beau-père, Bello, son parrain, qui va agrandir sa bande de filleuls musiciens. Et puis, comme la vie est vraiment dingue des fois, il y a Mélie qui va enfin rencontrer le grand amour… Cent cinquante ans à eux deux ? Mais quand on aime, on ne compte pas !

Défi lecture 2017, catégorie 18 : un livre qui parle de personnes agées.

lundi 5 décembre 2016

Expérience scientifique ? - Nos années sauvages - Karen Joy Fowler



Nos années sauvages

Karen Joy Fowler

Traduction Karine Lalechère

Editions Presses de la cité




Ma lecture


Faisons un petit tour à Bloomington, et allons à la rencontre de Rosemary, notre narratrice. 
Une petite fille de 5 ans qui vit dans une grande ferme avec ses parents, son frère et sa sœur. Et tout ce petit monde vit en harmonie, oui mais...Fern sa sœur est bien différente de tous les enfants. 


Rosemary nous raconte cette enfance pas comme les autres, et l' adolescence qui en découle. La rupture de la famille, les non-dits, les acrimonies et les rancœurs. Tout cela avec distance, remise en question et culpabilité.
Nous plongeons volontiers dans cette vie différente et merveilleuse, sauvage et libre. Et souvent la tristesse nous envahie face a ce destin pas comme les autres, mais aussi la joie de l'enfance libre.


Un extrait ou deux...

"L'histoire commence au milieu, lorsqu'on m'envoie chez grand-père Joe et grand-mère Fredericka. C'était arrivé comme ça, sans avertissement. Je ne sais plus quelle raison mes parents avaient invoquée, mais de toute manière je ne les avais pas crus. J'étais capable de reconnaître le vent de l'adversité quand il soufflait. J'étais convaincue que j'avais commis une bêtise si grave qu'ils s’étaient résolus à m'abandonner"


4ème de couverture:

Il était un fois deux sœurs, un frère et leurs parents qui vivaient heureux tous ensemble.
Rosemary était une petite fille très bavarde, si bavarde que ses parents lui disaient de commencer au milieu lorsqu'elle racontait une histoire. Puis sa sœur disparut. Et son frère partit. Alors, elle cessa de parler...jusqu'à aujourd'hui. C'est l'histoire de cette famille hors normes que Rosemary va vous conter, et en particulier celle de Fern, sa sœur pas tout à fait comme nous.





vendredi 25 novembre 2016

Transmutation - L'ours est un écrivain comme les autres - William Kotzwinkle



L'ours est un écrivain comme les autres
William Kotzwinkle
Traduction Nathalie Bru
Editions 10/18




Ma lecture


Arthur Bramhall est un prof d'université dépressif, pour y remédier il prend une année sabbatique afin d'écrire un roman. Mais cela ne se passe pas comme il le souhaite, une fois le mot fin apposer en bas de son tapuscrit. Son livre est la proie des flammes, puis après réécriture, il se le fait voler par un ours.

Oui mais pas n'importe quel ours. Celui-ci n'a qu'une envie c'est de rejoindre la société humaine.


Fort de sa découverte, il se lance à l'assaut de New-York et de ses maisons d'éditions. S'ensuit une série de quiproquos tous plus savoureux les uns que les autres. Comment un ours venant du fin fond du Maine peut il se débrouiller dans la mégalopole qu'est New-York ? Comment les hommes peuvent-ils être aveuglés devant le succès ?
En parallèle nous suivons Arthur Bramhall qui de son côté devient plus sauvage et fini par se terrer dans les forêts du Maine. 
Sous couvert de comédie, ce roman est une critique du monde de l'édition et de la course à l'argent coûte que coûte. 

Un extrait ou deux...


"Dan, c'est Bettina. Il faut vous rendre à l'interview, c'est l'heure. Vous vous souvenez ? Vous enregistrez avec Bill Degom. [...]

Une Interview.

Avec une boule de gomme.

[...] Il enfourna la boule de gomme dans sa bouche.[...]

Il mâchait joyeusement. Finalement, tout s'était passé comme sur des roulettes, la mission avait été accomplie. Il s'entretenait avec une boule de gomme. Faire sa promotion n’était pas si compliqué."



4ème de couverture :



Il était une fois un ours qui voulait devenir un homme… et qui devint écrivain.
Ayant découvert un manuscrit caché sous un arbre au fin fond de la forêt du Maine, un plantigrade comprend qu’il a sous la patte le sésame susceptible de lui ouvrir les portes du monde humain – et des supermarchés débordants de sucreries…Le livre sous le bras, il s’en va à New York, où les éditeurs vont se battre pour publier l’oeuvre de cet écrivain si singulier – certes bourru et imprévisible, mais tellement charismatique! Devenu la coqueluche du monde des Lettres sous le nom de Dan Flakes, l’ours caracole bientôt en tête de liste des meilleures ventes…








mardi 15 novembre 2016

Entre rire et larmes - Journal d'un loser - Jesse Andrews


Journal d'un loser
Jesse Andrews

Traduit par Michel Paget
Editions 10/18





Ma lecture :


Greg est un adolescent, en terminale, dernière ligne droite avant l'université. Au lycée son credo c'est se fondre dans la masse, être un peu pote avec tous les groupes.

Il a un ami, ou ce qui s'en rapproche le plus, Earl. Ils se connaissent depuis la maternelle, et leur amitié s'est concrétisé autour de jeux vidéo et surtout autour d'un film : Aguirre la colère de Dieu.



Il apprend qu'une des filles, Rachel, avec qui il est au lycée est atteinte d'un cancer, un truc pas cool, et foudroyant. 

Sa mère le pousse a passer du temps avec elle. Petit à petit une amitié va naître, et Greg a travers ses pitrerie va essayer de faire rire Rachel, pour lui remonter le moral, lui faire oublié la maladie. Souvent accompagné d'Earl, ils vont passé beaucoup de temps ensemble durant cette année. 

Comment affronter la maladie et la mort quand on est un adolescent ? Avec humour, oui mais cela cache une certaine pudeur, et surtout la difficulté à affronter le pire lorsque l'on a 17 ans.

Alors Greg, se raconte, sous la forme d'un journal a plusieurs entrées. Il raconte aussi la maladie de son amie, et surtout sur sa façon de réagir à lui. Il n'a pas une haute opinion de lui même et en passant son temps à se dénigrer, Greg expose ses failles, mais aussi le chemin parcouru a devenir plus grand.

Il y a des passages où j'ai franchement ri, en particulier lorsque Greg et Earl sont stones, et d'autre plus emprunt de mélancolie.


Un extrait ou deux... :


"La vie d'un être humain est comme un grand écosystème bizarre et , s'il y a une chose que les profs de science aiment répéter, c'est que les changements dans une partie de l'écosystème l'affectent tout entier."


4ème de couverture :


Au lycée, Greg est totalement transparent. il ne fait partie ni des sportifs, ni des gothiques, ni des intellos, ni des camés, ni des théâtreux, et encore moins des musicos... Quant aux filles, n'en parlons pas : voilà une espèce à proscrire. Bref, Greg vit son ultime année de lycée comme un soulagement cosmique. Mais c'est compter sans sa mère, qui s'apprête purement et simplement à lui faire vivre un cauchemar : tenir compagnie à l'une des ses anciennes camarade de classe, Rachel, atteinte d'une leucémie. Greg et son acolyte Earl, aussi loser que lui, vont pourtant redoubler d'effort et se métamorphoser en véritables héros pour lui redonner le sourire.

Fourre tout - Avenue des mystères - John Irving


Avenue des mystères
John Irving

Editions Seuil



Ma lecture :


Je suis une inconditionnelle de John Irving, il m'a laissé des souvenirs de lectures impérissables. Embarqué dans des histoires folles. Mais là je dois dire que je suis dubitative, a la lecture de ce livre j'ai comme le sentiment d'un essoufflement. Un roman dans lequel on retrouve pèle-mêle  les thèmes de ses autres romans, le rêve, l’écrivain, la transsexualité, l'orphelin, la religion... Je ne vous fais pas une liste exhaustive. Sans qu'ils soient développés.Nous faisons connaissance avec Juan Diego Guerrero, auteur à succès, affublé d'une boiterie et d'un problème cardiaque. Et de sa sœur extralucide et parlant un dialecte compréhensible seulement par son frère.Tout au long de ce roman, nous passons du présent à des flash-back (le plus souvent à travers les rêves de Juan Diego), ce qui rend la lecture un peu confuse a mon goût. Je ne sais quels sont les moments qui m'ont le plus perdue, le présent un peu décousu avec la rencontre de deux maîtresses femmes, ou bien les retours vers le passé.


Je reste attachée au style de John Irving, qui malgré mes difficultés de lecture, est toujours fluide.Ce livre est une grosse déception pour moi, aucun de ses romans précédents ne m'a déçus, il y en a bien sûr un ou deux que j'ai moins aimé, mais jamais a ce point là.



Un extrait ou deux... :


"La vie est un modèle trop bordélique pour un roman, disait-il. Les personnages fictifs sont plus cohérents, plus prévisibles. Les bons romans ne sont jamais des fourre-tout, alors que le désordre fait bel et bien partie de la vie, enfin, de ce qu'on désigne sous ce vocable. Dans un bon roman, la substance de l'histoire procède toujours d'un lieu ou d'une circonstance."

4ème de couverture :


Lors d’un voyage aux Philippines, Juan Diego Guerrero, écrivain américain célèbre et vieillissant, revit en rêves récurrents les épisodes de son adolescence au Mexique, à la lisière de la décharge publique de Oaxaca où lui et sa sœur Lupe ont grandi.
Infirme depuis le jour où une voiture lui a écrasé le pied, Juan Diego a en outre le cœur fragile; il prend régulièrement des bêtabloquants, qui le protègent des émotions, et occasionnellement du Viagra, car on ne sait jamais…

Des émotions, il en aura tout au long de son périple, notamment avec Miriam et Dorothy, mère et fille aussi désirables qu’inquiétantes.Ballotté d’hôtels en aéroports, Juan Diego se remémore entre autres la mort de sa mère, femme de ménage chez les jésuites et prostituée à ses heures, « tuée » par une statue géante de la Vierge Marie; son adoption par un couple improbable rencontré dans un cirque, où son destin et celui de sa petite sœur extralucide basculent. Marqué par le hasard et l’inéluctable, ce destin s’accomplira peut-être dans une modeste église au fin fond d’un quartier pauvre de Manille.Dépaysement assuré dans ce récit jubilatoire et débridé, qui se teinte de gravité lorsqu’il aborde les mystères insondables de la condition humaine.


dimanche 23 octobre 2016

Ah l'amour ! - Le plus petit baiser jamais recensé - Mathias Malzieu



Le plus petit baiser jamais recensé

Mathias Malzieu

Edition J'ai Lu




Ma lecture :


Un coeur brisé peut-il être réparé?
Toujours avec son univers poétique, Mathias Malzieu nous emmène à la recherche d'une femme qui disparaît quand on l'embrasse. Avec l'aide d'un perroquet enregistreur, du nom d'Elvis, à travers les rues, nous enquêtons avec pour seul indice: une sensation lors d'un baiser. Alors voilà cet inventeur dépressif, pour réparer son coeur brisé se lance dans une quête qui peut paraître impossible, mais c'est sans compter sur la magie... De la persévérance, de l'amour et du désamour. Accompagné par un spécialiste de l'extraordinaire, et d'une pharmacienne un peu timide, notre anti-héros va peu à peu se remettre de sa rupture amoureuse, et retrouver l'amour...auprès d'une femme invisible.

J'aime beaucoup la plume de Mathias Malzieu, son univers poétique et déjanté, mais je suis passée à côté de celui là.







Un extrait ou deux... :


"Boire les étoiles au goulot était une technique pour bloquer la machine temporelle. Flouter le passé et le futur quelques heures pour se poser dans l'hyper-présent avec du whisky déguisé en Coca, du rhum caché dans les feuilles de menthe. Je voyais mes démons cavaler à travers les bulles, pieds au plancher comme l'hiver dernier. Je ne pensais qu'à une chose : retrouver un autre temps. Celui d'avant l'explosion de la centrale à rêves. Avant le tremblement de tête, avant les attentats à répétition."





4ème de couverture :


Un inventeur dépressif rencontre une fille qui disparaît quand on l'embrasse. Alors qu'ils échangent le plus petit baiser jamais recensé, elle se volatilise d'un coup. Aidé par un détective à la retraite et un perroquet hors du commun, l'inventeur se lance alors à la recherche de celle qui "fait pousser des roses dans le trou d'obus qui lui sert de coeur". Ces deux grands brûlés de l'amour sauront-ils affronter leurs peurs pour vivre leur histoire.
Un vrai faux polar romantique, regorgeant de gourmandise explosive. Comme si Amélie Poulain dansait le rock'n'roll et croisait le Petit Prince avec un verre de whisky.



samedi 1 octobre 2016

De la solitude dans le couple - Une vie à part - Jane Smiley



Une Vie à Part

Jane Smiley

Editions Rivages



Ma lecture :


Missouri - USA, 1883. La place de la femme dans la société américaine est encore incertaine, l'angoisse de rester vieille fille est forte au sein de ses familles. Alors quand sur trois filles, il y en a une qui n'est ni jolie, ni intelligente - mais tout à fait acceptable - la mère de famille n'a de cesse de lui trouver un parti convenable. Et le mariage arrangé peut s'avéré réussit ou désastreux. Ici nous suivons Margaret dans les méandres de son mariage, qui lui sembla être son choix au début, et qui au fil du temps se révèle une prison dorée, psychologiquement et physiquement. Avec une force immuable elle affrontera les déboires de ce mariage pesant, dû au comportement hors du commun de son mari. Un mari excentrique dans le sens où ses certitudes et l’énergie qu'il déploie a les défendre sont source d'épuisement psychologique.
Un portrait de femme forte, qui débute à la fin du XIXème siècle et se termine au milieu de la seconde guerre mondiale.





Un extrait ou deux... :


"Pour Lavinia, l'enseignement restait la solution ultime, lorsque tout espoir de mariage serait perdu."


"Plus important encore, elle était passée maîtresse dans l'art du sourire neutre, du silence patient de l'organisation de la maison (plus de piles de papier dans l'entrée ou dans la cuisine, et un salon bien net). Lavinia disait qu'une épouse ne devait faire ce qu'on lui demandait que la première année. Pourquoi Margaret avait-elle oublié cette réflexion pleine de sagesse ?"



4ème de couverture :


Margaret Mayfield est déjà presque une vieille fille quand, à 27 ans, elle se marie avec le capitaine Early. Cet homme est la célébrité de la petite ville du Missouri où il est né : un officier de marine doublé d'un astronome; un génie qui, selon la presse locale, a changé la face de l'univers. La mère de Margaret se réjouit de cette union, qu'elle qualifie de coup de chance.

Cependant, Andrew déçoit les attentes de Margaret dès lors qu'elle découvre que la passion de son mari pour les sciences le dévore et ne lui laisse aucune place.Malgré tout, et souvent malgré elle, elle reste à ses côtés et traverse avec lui des tragédies à la fois personnelles et historiques.Alors que les Etats-Unis s'engagent dans la guerre, les obsessions et la paranoïa d'Andrew prennent une allure inquiétante et obligent Margaret  reconsidérer, voire à remettre en cause, l'existence qui est devenue la sienne.