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lundi 5 décembre 2016

Expérience scientifique ? - Nos années sauvages - Karen Joy Fowler



Nos années sauvages

Karen Joy Fowler

Traduction Karine Lalechère

Editions Presses de la cité




Ma lecture


Faisons un petit tour à Bloomington, et allons à la rencontre de Rosemary, notre narratrice. 
Une petite fille de 5 ans qui vit dans une grande ferme avec ses parents, son frère et sa sœur. Et tout ce petit monde vit en harmonie, oui mais...Fern sa sœur est bien différente de tous les enfants. 


Rosemary nous raconte cette enfance pas comme les autres, et l' adolescence qui en découle. La rupture de la famille, les non-dits, les acrimonies et les rancœurs. Tout cela avec distance, remise en question et culpabilité.
Nous plongeons volontiers dans cette vie différente et merveilleuse, sauvage et libre. Et souvent la tristesse nous envahie face a ce destin pas comme les autres, mais aussi la joie de l'enfance libre.


Un extrait ou deux...

"L'histoire commence au milieu, lorsqu'on m'envoie chez grand-père Joe et grand-mère Fredericka. C'était arrivé comme ça, sans avertissement. Je ne sais plus quelle raison mes parents avaient invoquée, mais de toute manière je ne les avais pas crus. J'étais capable de reconnaître le vent de l'adversité quand il soufflait. J'étais convaincue que j'avais commis une bêtise si grave qu'ils s’étaient résolus à m'abandonner"


4ème de couverture:

Il était un fois deux sœurs, un frère et leurs parents qui vivaient heureux tous ensemble.
Rosemary était une petite fille très bavarde, si bavarde que ses parents lui disaient de commencer au milieu lorsqu'elle racontait une histoire. Puis sa sœur disparut. Et son frère partit. Alors, elle cessa de parler...jusqu'à aujourd'hui. C'est l'histoire de cette famille hors normes que Rosemary va vous conter, et en particulier celle de Fern, sa sœur pas tout à fait comme nous.





vendredi 25 novembre 2016

Transmutation - L'ours est un écrivain comme les autres - William Kotzwinkle



L'ours est un écrivain comme les autres
William Kotzwinkle
Traduction Nathalie Bru
Editions 10/18




Ma lecture


Arthur Bramhall est un prof d'université dépressif, pour y remédier il prend une année sabbatique afin d'écrire un roman. Mais cela ne se passe pas comme il le souhaite, une fois le mot fin apposer en bas de son tapuscrit. Son livre est la proie des flammes, puis après réécriture, il se le fait voler par un ours.

Oui mais pas n'importe quel ours. Celui-ci n'a qu'une envie c'est de rejoindre la société humaine.


Fort de sa découverte, il se lance à l'assaut de New-York et de ses maisons d'éditions. S'ensuit une série de quiproquos tous plus savoureux les uns que les autres. Comment un ours venant du fin fond du Maine peut il se débrouiller dans la mégalopole qu'est New-York ? Comment les hommes peuvent-ils être aveuglés devant le succès ?
En parallèle nous suivons Arthur Bramhall qui de son côté devient plus sauvage et fini par se terrer dans les forêts du Maine. 
Sous couvert de comédie, ce roman est une critique du monde de l'édition et de la course à l'argent coûte que coûte. 

Un extrait ou deux...


"Dan, c'est Bettina. Il faut vous rendre à l'interview, c'est l'heure. Vous vous souvenez ? Vous enregistrez avec Bill Degom. [...]

Une Interview.

Avec une boule de gomme.

[...] Il enfourna la boule de gomme dans sa bouche.[...]

Il mâchait joyeusement. Finalement, tout s'était passé comme sur des roulettes, la mission avait été accomplie. Il s'entretenait avec une boule de gomme. Faire sa promotion n’était pas si compliqué."



4ème de couverture :



Il était une fois un ours qui voulait devenir un homme… et qui devint écrivain.
Ayant découvert un manuscrit caché sous un arbre au fin fond de la forêt du Maine, un plantigrade comprend qu’il a sous la patte le sésame susceptible de lui ouvrir les portes du monde humain – et des supermarchés débordants de sucreries…Le livre sous le bras, il s’en va à New York, où les éditeurs vont se battre pour publier l’oeuvre de cet écrivain si singulier – certes bourru et imprévisible, mais tellement charismatique! Devenu la coqueluche du monde des Lettres sous le nom de Dan Flakes, l’ours caracole bientôt en tête de liste des meilleures ventes…








mardi 15 novembre 2016

Entre rire et larmes - Journal d'un loser - Jesse Andrews


Journal d'un loser
Jesse Andrews

Traduit par Michel Paget
Editions 10/18





Ma lecture :


Greg est un adolescent, en terminale, dernière ligne droite avant l'université. Au lycée son credo c'est se fondre dans la masse, être un peu pote avec tous les groupes.

Il a un ami, ou ce qui s'en rapproche le plus, Earl. Ils se connaissent depuis la maternelle, et leur amitié s'est concrétisé autour de jeux vidéo et surtout autour d'un film : Aguirre la colère de Dieu.



Il apprend qu'une des filles, Rachel, avec qui il est au lycée est atteinte d'un cancer, un truc pas cool, et foudroyant. 

Sa mère le pousse a passer du temps avec elle. Petit à petit une amitié va naître, et Greg a travers ses pitrerie va essayer de faire rire Rachel, pour lui remonter le moral, lui faire oublié la maladie. Souvent accompagné d'Earl, ils vont passé beaucoup de temps ensemble durant cette année. 

Comment affronter la maladie et la mort quand on est un adolescent ? Avec humour, oui mais cela cache une certaine pudeur, et surtout la difficulté à affronter le pire lorsque l'on a 17 ans.

Alors Greg, se raconte, sous la forme d'un journal a plusieurs entrées. Il raconte aussi la maladie de son amie, et surtout sur sa façon de réagir à lui. Il n'a pas une haute opinion de lui même et en passant son temps à se dénigrer, Greg expose ses failles, mais aussi le chemin parcouru a devenir plus grand.

Il y a des passages où j'ai franchement ri, en particulier lorsque Greg et Earl sont stones, et d'autre plus emprunt de mélancolie.


Un extrait ou deux... :


"La vie d'un être humain est comme un grand écosystème bizarre et , s'il y a une chose que les profs de science aiment répéter, c'est que les changements dans une partie de l'écosystème l'affectent tout entier."


4ème de couverture :


Au lycée, Greg est totalement transparent. il ne fait partie ni des sportifs, ni des gothiques, ni des intellos, ni des camés, ni des théâtreux, et encore moins des musicos... Quant aux filles, n'en parlons pas : voilà une espèce à proscrire. Bref, Greg vit son ultime année de lycée comme un soulagement cosmique. Mais c'est compter sans sa mère, qui s'apprête purement et simplement à lui faire vivre un cauchemar : tenir compagnie à l'une des ses anciennes camarade de classe, Rachel, atteinte d'une leucémie. Greg et son acolyte Earl, aussi loser que lui, vont pourtant redoubler d'effort et se métamorphoser en véritables héros pour lui redonner le sourire.

Fourre tout - Avenue des mystères - John Irving


Avenue des mystères
John Irving

Editions Seuil



Ma lecture :


Je suis une inconditionnelle de John Irving, il m'a laissé des souvenirs de lectures impérissables. Embarqué dans des histoires folles. Mais là je dois dire que je suis dubitative, a la lecture de ce livre j'ai comme le sentiment d'un essoufflement. Un roman dans lequel on retrouve pèle-mêle  les thèmes de ses autres romans, le rêve, l’écrivain, la transsexualité, l'orphelin, la religion... Je ne vous fais pas une liste exhaustive. Sans qu'ils soient développés.Nous faisons connaissance avec Juan Diego Guerrero, auteur à succès, affublé d'une boiterie et d'un problème cardiaque. Et de sa sœur extralucide et parlant un dialecte compréhensible seulement par son frère.Tout au long de ce roman, nous passons du présent à des flash-back (le plus souvent à travers les rêves de Juan Diego), ce qui rend la lecture un peu confuse a mon goût. Je ne sais quels sont les moments qui m'ont le plus perdue, le présent un peu décousu avec la rencontre de deux maîtresses femmes, ou bien les retours vers le passé.


Je reste attachée au style de John Irving, qui malgré mes difficultés de lecture, est toujours fluide.Ce livre est une grosse déception pour moi, aucun de ses romans précédents ne m'a déçus, il y en a bien sûr un ou deux que j'ai moins aimé, mais jamais a ce point là.



Un extrait ou deux... :


"La vie est un modèle trop bordélique pour un roman, disait-il. Les personnages fictifs sont plus cohérents, plus prévisibles. Les bons romans ne sont jamais des fourre-tout, alors que le désordre fait bel et bien partie de la vie, enfin, de ce qu'on désigne sous ce vocable. Dans un bon roman, la substance de l'histoire procède toujours d'un lieu ou d'une circonstance."

4ème de couverture :


Lors d’un voyage aux Philippines, Juan Diego Guerrero, écrivain américain célèbre et vieillissant, revit en rêves récurrents les épisodes de son adolescence au Mexique, à la lisière de la décharge publique de Oaxaca où lui et sa sœur Lupe ont grandi.
Infirme depuis le jour où une voiture lui a écrasé le pied, Juan Diego a en outre le cœur fragile; il prend régulièrement des bêtabloquants, qui le protègent des émotions, et occasionnellement du Viagra, car on ne sait jamais…

Des émotions, il en aura tout au long de son périple, notamment avec Miriam et Dorothy, mère et fille aussi désirables qu’inquiétantes.Ballotté d’hôtels en aéroports, Juan Diego se remémore entre autres la mort de sa mère, femme de ménage chez les jésuites et prostituée à ses heures, « tuée » par une statue géante de la Vierge Marie; son adoption par un couple improbable rencontré dans un cirque, où son destin et celui de sa petite sœur extralucide basculent. Marqué par le hasard et l’inéluctable, ce destin s’accomplira peut-être dans une modeste église au fin fond d’un quartier pauvre de Manille.Dépaysement assuré dans ce récit jubilatoire et débridé, qui se teinte de gravité lorsqu’il aborde les mystères insondables de la condition humaine.


samedi 1 octobre 2016

De la solitude dans le couple - Une vie à part - Jane Smiley



Une Vie à Part

Jane Smiley

Editions Rivages



Ma lecture :


Missouri - USA, 1883. La place de la femme dans la société américaine est encore incertaine, l'angoisse de rester vieille fille est forte au sein de ses familles. Alors quand sur trois filles, il y en a une qui n'est ni jolie, ni intelligente - mais tout à fait acceptable - la mère de famille n'a de cesse de lui trouver un parti convenable. Et le mariage arrangé peut s'avéré réussit ou désastreux. Ici nous suivons Margaret dans les méandres de son mariage, qui lui sembla être son choix au début, et qui au fil du temps se révèle une prison dorée, psychologiquement et physiquement. Avec une force immuable elle affrontera les déboires de ce mariage pesant, dû au comportement hors du commun de son mari. Un mari excentrique dans le sens où ses certitudes et l’énergie qu'il déploie a les défendre sont source d'épuisement psychologique.
Un portrait de femme forte, qui débute à la fin du XIXème siècle et se termine au milieu de la seconde guerre mondiale.





Un extrait ou deux... :


"Pour Lavinia, l'enseignement restait la solution ultime, lorsque tout espoir de mariage serait perdu."


"Plus important encore, elle était passée maîtresse dans l'art du sourire neutre, du silence patient de l'organisation de la maison (plus de piles de papier dans l'entrée ou dans la cuisine, et un salon bien net). Lavinia disait qu'une épouse ne devait faire ce qu'on lui demandait que la première année. Pourquoi Margaret avait-elle oublié cette réflexion pleine de sagesse ?"



4ème de couverture :


Margaret Mayfield est déjà presque une vieille fille quand, à 27 ans, elle se marie avec le capitaine Early. Cet homme est la célébrité de la petite ville du Missouri où il est né : un officier de marine doublé d'un astronome; un génie qui, selon la presse locale, a changé la face de l'univers. La mère de Margaret se réjouit de cette union, qu'elle qualifie de coup de chance.

Cependant, Andrew déçoit les attentes de Margaret dès lors qu'elle découvre que la passion de son mari pour les sciences le dévore et ne lui laisse aucune place.Malgré tout, et souvent malgré elle, elle reste à ses côtés et traverse avec lui des tragédies à la fois personnelles et historiques.Alors que les Etats-Unis s'engagent dans la guerre, les obsessions et la paranoïa d'Andrew prennent une allure inquiétante et obligent Margaret  reconsidérer, voire à remettre en cause, l'existence qui est devenue la sienne.



mercredi 31 août 2016

Jazz, bayou et Mafia



Titre : Carnaval
Auteurs : Ray Celestin

Edition : Cherche Midi - Parution: 14/05/2015 -493 pages


ISBN / EAN : 9782749141954





Ma lecture :

Nouvelle Orléans, 1919, une tempête se prépare, des meurtres sont perpétrés. La signature du tueur, une carte de Tarot de Marseille au milieu des cranes  défoncés à la hache. Trois groupes d'enquêteurs sur la piste du tueur à la hache, trois histoires. Un flic exclu par ses collègues, et son protégé, une jeune secrétaire de l'agence Pinkerton en mal d'action et son meilleur ami, et un ancien flic tout frais sortit de prison pour raison d'accointance avec la mafia locale. En suivant tour à tour ces trois enquêtes, sur la même affaire, se dessine petit à petit le mobile du meurtrier, et la façon dont il a été manipulé par les gros bonnets locaux.


La Nouvelle Orléans tient une place prépondérante, c'est un personnage à part entière. Avec ses tensions raciales prégnantes, son jazz, ses bayous, son vaudou. Le jazz présent à chaque page, donne un rythme soutenu au roman. 
J'ai beaucoup aimé l'ambiance de ce roman, je me suis projeté à New Orleans.




Un extrait ou deux... :


"En Louisiane, les Noirs n'avaient guère le droit de faire entendre leur culture et les enterrements permettaient justement d'y donner libre cours en public et de traiter les opprimés avec pompe. C'est pour ça qu'elle fronçait les sourcils, parce que la seule fois où un Noir pouvait être traité avec grandeur, c'est quand il n'était plus là pour en profiter."



Une (des) image(s) :





Parade funéraire à la Nouvelle Orléans



samedi 12 mars 2016

Jeu cruel

Titre: Aveuglé

Auteur: Stona Fitch

Edition: Sonatine - Parution 4/06/2015

ISBN / EAN : 9782355843419 


4ème de couverture

Quelque chose va vous arriver...

Bruxelles. Après un dîner d'affaires, Eliott Gast, économiste américain sans histoires, se fait kidnapper. Il se retrouve enfermé dans un appartement anonyme, sans aucun contact avec ses ravisseurs. Eliott pense d'abord que c'est une erreur. Qu'on l'a pris pour quelqu'un d'autre. Rien en effet dans son existence ne peut motiver un tel acte. Il n'est pas spécialement riche, il ne fait pas de politique, il n'est pas célèbre, c'est un homme dans la foule. Alors pourquoi s'en prendre à lui ? Lorsque, enfin, ses ravisseurs lui révèlent la vérité, elle apparaît plus atroce que tout ce qu'il a pu imaginer : ceux-ci savent tout de lui et ont décidé, pour des raisons bien précises, d'en faire le jouet d'une expérience interactive et voyeuriste d'une cruauté sans précédent.

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Ma lecture:

Eliott Gast va souffrir, terriblement. Il ne sait pas pourquoi. Il se retrouve enfermé dans cet appartement, blanc, si blanc. Ses ravisseurs se présentent à lui, membres d'une organisation qui souhaite faire valoir ses revendications, ils ont inventé un jeu de douleur d'une grande cruauté. Les interactions entre les ravisseurs et leur otage va progressivement monter en puissance, sans que l'on sache quels en sont les tenants et les aboutissants. Eliott va petit à petit retourner dans ses souvenirs, commencer une introspection, un questionnement sur le sens de sa vie et de son implication dans la marche du monde.


Je n'ai pas aimé :

Le torture gratuite, les revendications inexistantes. Ce roman est juste prétexte a une description de supplices infligés à un être humain.


Un extrait ou deux...:

"Au-dessus de moi, les serpents noirs sont sortis pour me surprendre, la figure exsangue, le nez troué de brûlures, la langue enflée de cicatrices. Était-ce vraiment ce que le monde voulait voir?"


Une (des) image(s):


 


samedi 27 février 2016

Souvenirs, désillusions, acceptation

Titre: Va et poste une sentinelle

Auteur: Harper Lee

Edition: Grasset - Parution le 7/10/2015
ISBN / EAN : 9782246858683



4eme de couverture

Jean Louise Finch, dite « Scout », l’inoubliable héroïne de Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, est de retour dans sa petite ville natale de l’Alabama, Maycomb, pour rendre visite à son père, Atticus. Vingt ans ont passé. Nous sommes au milieu des années 1950, et la nation se déchire autour des questions raciales. Confrontée à la société qui l’a façonnée mais dont elle croit s’être affranchie en partant vivre à New York, Jean Louise va découvrir ses proches sous un jour inédit…

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Ma lecture:

Maycomb, Alabama, années 50. Dans le sud des Etats Unis, une époque mouvementée. Scout est de retour, entourée de ceux qu'elle aime, et qui l'ont forgée. Dans ses souvenirs d'enfance elle se plonge, avec mélancolie. Élevée par son père, elle en fait son guide, son héros. Lorsqu'elle assiste en cachette à une réunion du comité des citoyens de la ville, elle se sent trahie et remet en cause toute la base de son éducation, la tolérance et la justice. Elle va pendant deux jours ruminer sa colère jusqu'au point d'orgue final et l'affrontement avec son père.


J'ai aimé :

Entre souvenirs et moment présent, nous avançons au rythme de Scout jusqu’à l'acceptation des autres pour enfin s'accepter et se construire en tant qu'individu.


Un extrait ou deux...:

"Quand un homme dit "Voici la vérité", et qu'on le croit, et qu'on découvre par la suite que ce qu'il dit n'est pas la vérité, alors on est déçu et on veille à ne plus jamais se laisser tromper.Mais un homme qui n'a jamais vécu que pour la vérité - et en la vie duquel vous avez toujours cru-, ce n'est pas une simple déception, le jour où il vous trompe ; c'est un abandon."


"Si, pendant une semaine, le Sud leur témoignait la plus élémentaire, la plus impartiale des courtoisie. Je me demande ce qui se passerait alors. Tu crois qu'ils en concevraient de la morgue ou un début d'estime de soi ? As-tu jamais subi le mépris, Atticus ? Est-ce que tu sais ce que ça fait ? Non, ne me dit pas que ce sont des enfants et qu'ils ne ressentent pas ce genre de choses ; j'ai été enfant et je l'ai ressenti, alors même les enfants qui ont grandi doivent le ressentie aussi. A force d'être méprisé, Atticus, on finit soi-même par se croire indigne de vivre parmi ses semblables. Comment ces gens peuvent-ils être aussi bons aujourd'hui, alors que le monde s'échine à leur répéter depuis un siècle qu'ils ne sont pas humains ? C'est un mystère pour moi. Je me demande à quel miracle nous assisterions si nous nous comportions avec décence pendant une semaine."



Une (des) image(s):





mercredi 24 février 2016

Chaleur et poussière

Titre: Eté rouge

Auteur : Daniel Quiros

Edition: L'aube noire - Parution 2015
ISBN/EAN : 9782815913171

4ème de couverture

- Pas de 4eme de couverture-

















Ma lecture:

Il fait chaud, de la poussière qui vous envahie par tous les pores. Un village de pécheurs.Une terre aride. Un corps retrouvé sur la plage. Un homme sombre et secret, ancien guérilleros. Un tueur dans l'ombre. Une chasse à l'homme qui met au jour quelques secrets politiques.


Un extrait ou deux...:


"La poussière. Je déteste la poussière. A cette époque de l'année, elle recouvre tout, comme une toile d'araignée omniprésente. Elle se mélange à la sueur et transforme la peau du visage en masque noirâtre. J'ai beau me nettoyer souvent avec le mouchoir blanc que j'ail toujours dans ma poche de pantalon, je sens en permanence ma peau râpeuse sous cette couche de poussière qui m'incommode, ce goût de terre sur mes lèvres craquelées, alors que je n'ai de cesse de les humidifier avec ma langue."




Une (des) image(s):


Grand Canyon

Photographie par Barry Tessman



mercredi 10 février 2016

Lumineux et poétique

Titre: Arrive un Vagabond

Auteur: Robert Goolrick

Edition: Pocket - Parution 07/11/2013
ISBN / EAN : 978-2266235259

            

4ème de couverture:

C’est au cours de l’été 1948 que Charlie Beale arriva à Brownsburg. Il était chargé de deux valises – l’une contenait quelques affaires et des couteaux de boucher, l’autre une importante somme d’argent. Charlie y tomba deux fois amoureux. D’abord, il s’éprit de cette ville paisible de Virginie dont les habitants semblaient vivre dignement, dans la crainte supportable d’un Dieu qu’ils avaient toutes les raisons de trouver plutôt bienveillant à leur égard. Une preuve parmi d’autres : il n’y avait encore jamais eu de crime à Brownsburg.
La deuxième fois que Charlie tomba amoureux fut le jour où il rencontra la belle Sylvan Glass...


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Ma lecture:

 Robert Goolrick, avec sa plume lumineuse et poétique, nous emmène dans une petite ville de Virginie, où la vie se déroule sans heurts. L'arrivée de Charlie Beale va bouleverser tout en douceur la vie des habitants de Brownsburg. 

D’emblée il nous attrape et nous attache le cœur. Ses mystères et ses silences nous laissent supposer une histoire personnelle trouble. Petit à petit les habitants de la ville vont s'attacher a cet homme énigmatique, et nous lecteurs allons plonger dans le quotidien de cette bourgade avec délectation. C'est d'abord un petit garçon qui réussit a gagner son cœur, jusqu’à la rencontre avec cette femme superbe. Va se jouer entre eux une histoire d'amour et de désir, une histoire qui mènera Charlie Beale au point de non retour.  


Un extrait ou deux...: 

  "La vie a un charme qui jamais ne s’étiole. Même au coeur de la nuit terrifiante, la vie tend vers la grâce et jamais cette grâce ne nous abandonne."

 "L'enfance est l'endroit le plus dangereux qui soit. Personne n'en sort indemne."


Une (des) image(s):

 

 Normandie, voie d'eau, au soir (1894). Alfred Sisley

Rouen, musée des beaux-arts.

 

Summertime (1943). Edward Hopper

Delaware Art Museum, Wilmington.