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mardi 27 décembre 2016

Huis-clos - Bienvenue à Cotton's Warwick - Michaël Mention


Bienvenue à Cotton's Warwick

Michaël Mention

Editions Ombres Noires




Ma lecture

Il fait chaud, à Cotton's Warwick, si chaud que vous voyez ces brumes de chaleur qui cachent des mirages.




 Dans cette bourgade de l'Outback - région oubliée de tous - une poignée d'hommes et une femme. La vie en cercle fermé. L'ennui insidieux, le manque de moyen, les trafics. La folie qui s'installe, la suspicion.
Et soudain il se passe quelque chose. Quelque chose qui sort de l’ordinaire dans cette vie ankylosée. 
Les animaux de l'Outback deviennent fous. Razorback, kangourou, kookaburras, serpents, tous se révoltent et s'en prennent à l'Homme.









La folie de l'Homme transposée chez les animaux.
La folie des animaux qui fait exploser celle de l'Homme.

Une Ferme des animaux (George Orwell) moderne.

C'est noir, c'est poisseux, c'est fou, c'est violent, mais pas gratuit.
Une écriture superbe et visuelle qui m'a embarqué.


Un extrait ou deux...


"Le même jour, plus tard. Et plus chaud aussi. Un après-midi comme un autre, entre bières et ennui, sous ce soleil éclatant. Éruption or, sans nuance ni pitié, focalisée sur les rares eucalyptus du coin. Oui, il en reste encore quelques uns à travers le Red Grass. Avant, cette étendue était un gigantesque champ qui emplissait l'horizon. Il n'en reste aujourd'hui qu'un semblant de prairie rousse, la dernière à résister à la canicule. La vie, si naïve."


4ème de couverture



"Ici, il n'y a rien. Excepté quelques fantômes à la peau rougie de terre, reclus dans le trou du cul de l'Australie. Perdus au fin fond du Northern, ce néant où la bière est une religion et où les médecins se déplacent en avion."
 Australie, Territoire du Nord. Dans l'Outback, on ne vit plus depuis longtemps, on survit. Seize hommes et une femme, totalement isolés, passent leurs journées entre ennui, alcool et chasse. Routine mortifère sous l'autorité de Quinn, Ranger véreux. Tandis que sévit une canicule sans précédent, des morts suspectes ébranlent le village, réveillant les rancœurs et les frustrations. Sueur, folie et sang. Vous n'oublierez jamais Cotton's Warwick.



mercredi 15 juin 2016

Chaussez les crampons !


Titre : Jeudi Noir

Auteur : Michaël Mention

Edition : Ombres Noires - Parution: 05/11/2014 -188 pages
ISBN / EAN : 9782081348295




Ma lecture :


1982, Séville - Coupe du Monde de Football - Demi-finale France - RFA. J'avais 12 ans et le foot était bien loin de mes préoccupations, aujourd'hui encore.

Mais voilà, aujourd'hui j'ai chaussé les crampons, enfilé le maillot et je suis entrée sur le terrain. Et j'ai joué ça je peux vous le dire, j'ai joué. J'ai été attaquant, défenseur, goal... Tout ça à tour de rôle. J'ai mouillé le maillot, perdu le souffle, détesté mes crampes... J'ai refait toutes mes guerres, toutes nos guerres. J'ai été sur tous les fronts. Et j'ai perdu la raison... J'ai soupçonné, j'ai haï, j'ai aimé - je suis passée par des sentiments si contradictoires - et Battiston s'est réveillé.

Michaël Mention nous embarque dans un match de longue haleine, un match de haute voltige. Avec des analogies entre cette demi-finale et tous les combats qui ont opposés la France et l'Allemagne. Des analogies entre ce match et la politique de notre pays. Et ivre de fatigue, la raison vacille, on se met à regarder nos coéquipiers  d'un mauvais œil. Nos pires pensés affleurent le cerveau, à vous rendre dingue. Alors ami, vient ouvrir ce livre, entre sur le terrain et joue, joue jusqu’à ne plus pouvoir courir, ne plus pouvoir marcher, ne plus pouvoir penser. Et revient me dire quel beau match tu as fait.


Un extrait ou deux... :


"Moi, c'est Marius que j'enlace. Et je le serre, me libérant de cette haine qui m'a tant empoisonné. Ce soir, j'en ai eu pour tout le monde : les joueurs allemands, leurs supporters, l'arbitre, le public, les journalistes et même mes propres potes. Et c'est là, après avoir dérivé aux confins de l'Abject, que je comprends enfin :
Bleu - mes veines
Blanc - mes os
Rouge - mon sang
L'important n'est pas d'être français, mais de s'accepter comme tel. S'accepter pour mieux accepter l'autre, qu'il soit allemand, malien ou je ne sais quoi. En finir avec ces barrières inutiles que sont le racisme, les religions, l'exclusion. Noirs, Blancs, catholiques, musulmans, juifs, hétéros, homos... on est pareil. Tous mortels. Alors, qu'on arrête nos conneries et qu'on profite de la vie, ensemble."



Une (des) image(s) :






4ème de couverture :


8 juillet 1982, Séville. Coupe du monde de football, demi-finale France-R.F.A.

L’ambition contre l’expérience. L’espoir porté par Mitterrand contre le fatalisme du mur de Berlin. Et pour les deux équipes, une même obsession : gagner sa place en finale.Face aux puissants Allemands, Platini, Rocheteau, Giresse… une équipe de France redoutable. Mais le pire s’invite : les coups pleuvent, le sport devient guerre, et la mort arbitre.Pour la première fois, le match mythique vécu en direct, sur le terrain. Une expérience radicale, entre exaltation et violence.