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samedi 6 mai 2017

Pandémie - OutRage - Yves Tanguy - Goater Noir





Charlie est inquiet pour Sarah, son amoureuse. Le dernier jour d'école, elle est tombée dans le coma. Alors Charlie reste avec elle à l’hôpital, en espérant qu'elle se réveille. 

Pendant ce temps une épidémie se répand comme une traîné de poudre dans Paris.
Des hommes, des femmes et des enfants souffrent d'une forme de rage, dont les symptômes se développent en 24 heures.
Le père de Charlie est policier, et est réquisitionné pour combattre le fléau qui s'abat sur la ville.
Un médecin chef de service, qui se dévoue corps et âme pour ses patients.
Un chercheur, pas très clair, chargé par l'état de créer le vaccin contre ce virus.

Tous les personnages vont se retrouver coincés dans l’hôpital, pour servir un huis-clos éprouvant.

La question qui se pose a la fin du livre, est assez critique: jusqu'où vont les grandes entreprises pour imposer leur lobbying ?

Malgré des incohérences qui ont un peu gênés ma lecture, les passages où Charlie s'exprime sont drôles et tendres. 

"Papa il veut qu'on monte au septième étage, moi je suis d'accord mais les deux méchants refusent de monter tant qu'ils n'ont pas la munité. Moi, perso, la munité je ne sais pas ce que c'est."

"Le docteur qu'est vieux il est triste. Il est méchant et triste en fait. C'est comme si tout ce qui ne lui est pas encore arrivé le rendait triste à l'avance."



4ème de couverture:

Un môme de dix ans s'incruste à l’hôpital au chevet de son amoureuse plongée dans le coma. Une vague d'agressions barbares secoue Paris. Un virus se répand, semant la panique dans les quartiers. Isolés dans un CHU en quarantaine, un groupe de naufragés tente de survivre. Un état de panique. Des médias en roue libre. des malades dans les rues.



Défi lecture 2017, catégorie 23: Un livre dont un des personnages est un docteur (même un petit rôle)
   

mardi 15 novembre 2016

Entre rire et larmes - Journal d'un loser - Jesse Andrews


Journal d'un loser
Jesse Andrews

Traduit par Michel Paget
Editions 10/18





Ma lecture :


Greg est un adolescent, en terminale, dernière ligne droite avant l'université. Au lycée son credo c'est se fondre dans la masse, être un peu pote avec tous les groupes.

Il a un ami, ou ce qui s'en rapproche le plus, Earl. Ils se connaissent depuis la maternelle, et leur amitié s'est concrétisé autour de jeux vidéo et surtout autour d'un film : Aguirre la colère de Dieu.



Il apprend qu'une des filles, Rachel, avec qui il est au lycée est atteinte d'un cancer, un truc pas cool, et foudroyant. 

Sa mère le pousse a passer du temps avec elle. Petit à petit une amitié va naître, et Greg a travers ses pitrerie va essayer de faire rire Rachel, pour lui remonter le moral, lui faire oublié la maladie. Souvent accompagné d'Earl, ils vont passé beaucoup de temps ensemble durant cette année. 

Comment affronter la maladie et la mort quand on est un adolescent ? Avec humour, oui mais cela cache une certaine pudeur, et surtout la difficulté à affronter le pire lorsque l'on a 17 ans.

Alors Greg, se raconte, sous la forme d'un journal a plusieurs entrées. Il raconte aussi la maladie de son amie, et surtout sur sa façon de réagir à lui. Il n'a pas une haute opinion de lui même et en passant son temps à se dénigrer, Greg expose ses failles, mais aussi le chemin parcouru a devenir plus grand.

Il y a des passages où j'ai franchement ri, en particulier lorsque Greg et Earl sont stones, et d'autre plus emprunt de mélancolie.


Un extrait ou deux... :


"La vie d'un être humain est comme un grand écosystème bizarre et , s'il y a une chose que les profs de science aiment répéter, c'est que les changements dans une partie de l'écosystème l'affectent tout entier."


4ème de couverture :


Au lycée, Greg est totalement transparent. il ne fait partie ni des sportifs, ni des gothiques, ni des intellos, ni des camés, ni des théâtreux, et encore moins des musicos... Quant aux filles, n'en parlons pas : voilà une espèce à proscrire. Bref, Greg vit son ultime année de lycée comme un soulagement cosmique. Mais c'est compter sans sa mère, qui s'apprête purement et simplement à lui faire vivre un cauchemar : tenir compagnie à l'une des ses anciennes camarade de classe, Rachel, atteinte d'une leucémie. Greg et son acolyte Earl, aussi loser que lui, vont pourtant redoubler d'effort et se métamorphoser en véritables héros pour lui redonner le sourire.

dimanche 20 mars 2016

Combattre, toujours

Titre : Journal d'un vampire en pyjama

Auteur : Mathias Malzieu

Edition : Albin Michel - Parution le 27/01/2016

ISBN / EAN : 9782226321824


4ème de couverture


« Ce livre est le vaisseau spécial que j'ai dû me confectionner pour survivre à ma propre guerre des étoiles. Panne sèche de moelle osseuse. Bug biologique, risque de crash imminent. Quand la réalité dépasse la (science-) fiction, cela donne des rencontres fantastiques, des déceptions intersidérales et des révélations éblouissantes. Une histoire d'amour aussi. Ce journal est un duel de western avec moi-même où je n'ai rien eu à inventer. Si ce n'est le moyen de plonger en apnée dans les profondeurs de mon coeur. »Mathias Malzieu

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Ma lecture :

Avec humour et poésie, Mathias Malzieu nous offre son combat contre la maladie et la mort imminente. Le regard des autres. La dévotion et l'humanité du personnel des services hospitaliers. Contre vents et marées, il va se battre, contre un grand huit émotionnel, il va se battre. Avec ses "mots-valise" il nous emmène a travers son imagination et ses rêves, les douceurs et les frayeurs de sa vie pendant un an.


J'ai aimé :

Ce roman a une résonance particulière pour moi, a une moindre échelle, je partage ce combat. Et cette "Dame Oclès" je la connais un peu aussi. Alors aborder la maladie avec cette force humoristique et poétique, ne fait que renforcer mon désir de vivre. Sans voyeurisme, nous suivons l'évolution de la maladie et le combat d'un homme contre celle-ci.


Un extrait ou deux... :

"Comme à Cochin pendant les cinq semaines d'hospitalisation en février, je ne m'ennuie jamais. Je lis un peu, j'écris beaucoup et passe le reste de mon temps à équilibrer mes tourments. Je n'y parviens pas toujours. L'omniprésence de Dame Oclès génère du blues, mais lorsque mon état physique est correct, je berce la flamme qui m'a toujours éclairé. Celle de la joie enragée. Celle qui rend aventureux et lance le voyage au centre de la tête. Celle qui permet d'inventer, de se réinventer. La joie enragée qui donne l'énergie de fonder un parti poétique, une tribu électrique. Celle qui fait monter sur le vélo pour pédaler, immobile, face à la fenêtre d'une chambre stérile."


"Puisque je suis prisonnier de mon propre corps, je dois plus que jamais apprendre à m'évader par la pensée. Organiser ma résistance en mobilisant les ressources de l'imagination. Je vais travailler dur au rêve de m'en sortir. il me faudra une volonté en fer forgé. Un truc de marathonien. Foulée après foulée. Rythme et constance. Trouver l'équilibre entre la rigueur d'un moine et la fantaisie créative. Apprendre à faire le con poétiquement dans le cadre austère du couvre-feu que je dois respecter. Doser l'espoir au jour le jour. Transformer l'obscurité en ciel étoilé. Décrocher la lune tous les matins et aller la remettre en place avant la tombée de la nuit.

Un vrai boulot de néo-vampire."


Un lien :